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Publié par Pauline

Santé - Le mal des transports

Le mal des transports

 

Dans le chapitre "Des coches", Montaigne nous livre ses aventures et réflexions sur le mal des transports

 

Montaigne se sent vulnérable face aux émotions et aux souffrances. Celles-ci pourraient le vaincre et le terrasser sans qu'il puisse s'en remettre complètement. Il tente de faire front mais ne pourrait en aucun cas faire face à deux "attaques".  

 

Une explication au soulèvement d’estomac en mer a été trouvée par Plutarque. Nous allons vous la dévoiler en exclusivité ! La cause de cette envie de vomir serait due à la crainte que les gens éprouvent en voyageant par bateau. Néanmoins, Montaigne a des doutes. En effet, il serait souvent sujet à ce genre de malaise et sait que cette cause ne joue pas sur lui. Nous lui avons donc demandé des explications mais il nous a simplement répondu qu’il avait vécu une, je cite, indiscutable expérience et qu’il n’a jamais eu peur sur l’eau. Il rajoute aussi qu’un ami à lui a de fortes frayeurs sur mer mais qu’il n’a vomi que deux ou trois fois en raison de fortes tempêtes. Il souligne qu’il est arrivé la même chose à Plutarque, célèbre auteur antique, qui aurait dit « J’étais trop malade pour songer au péril ». Cette explication sur le mal de mer suscite donc des recherches plus approfondies pour déterminer si la peur est vraiment la raison de ce malaise. 

 

 

Je ne puis souffrir longtemps ni coche, ni litière, ni bateau, et hais toute autre voiture que de cheval, et en la ville et aux champs.

Montaigne, Des coches

Litière portée par deux chevaux

Litière portée par deux chevaux

 

Montaigne ne supporte pas longtemps le bateau mais n'apprécie pas non plus la voiture et la litière. Il déteste finalement tout autre véhicule que le cheval, qu'il soit en ville ou en campagne. La litière est pour lui encore plus insoutenable que la voiture. C’est une sorte de lit ordinairement couvert, porté sur des brancards par des chevaux, des mulets et parfois des hommes qui sont souvent des esclaves. Pour en revenir au bateau, Montaigne supporte mieux une eau agitée qui fait peur, qu’une mer calme avec ses mouvements doux et berçants qui lui donnent l’impression que le bateau se dérobe sous ses pieds et font que sa tête et son estomac se barbouillent.  Il n’aime pas se laisser emporter de façon régulière par le courant ou le vent à la voile, cela lui provoque « un remuement discontinu ». Les médecins lui ont prescrit un remède qui consiste à se sangler le bas du ventre avec une serviette bien serrée. Montaigne ayant décidé qu’il parviendrait à combattre les défauts qui sont en lui, tout seul, ne suivit pas les conseils des médecins.

 

Source : Des Cannibales et Des Coches, Montaigne

Source 1

Source image litière 

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