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Publié par Anne

 

LORENZO POEMES

 

  Charles Pierre Baudelaire est un poète français né à Paris le 9 avril 1821, et mort le 31 août 1867. Il est l'un des poètes les plus célèbres du XIXe siècle. Le recueil de poèmes Les fleurs du mal, intégrant la quasi-totalité de la production poétique de l'auteur depuis 1840, est publié le 23 juin 1857 et a été réédité en 1861. Ce recueil comprend le poème " La lune offensée ".

  Baudelaire

__La lune offensée.

 

Ô lune qu'adoraient discrètement nos pères,

Du haut des payes bleus où, radieux sérail,

Les astres vont se suivre en pimpant attirail,

Ma vielle Cynthia, lampe de nos repaires,

 

Vois-tu les amoureux, sur leurs grabats prospères,

De leur bouche en dormant, montrer le frais émail ?

Le poète buter du front sur son travail ?

Ou sous les gazons secs s'accoupler les vipères ?

 

Sous ton domino jaune, et d'un pied clandestin

Vas-tu, comme jadis, du soir jusqu'au matin,

Baiser d'Endymion, les grâces surannées ?

 

- " Je vois ta mère, enfant de ce siècle appauvri,

Qui vers son miroir penche un lourd amas d'années 

Et plâtre artistement le sein qui t'a nourri ! "

 

 


Lorenzo de Médicis dit Lorenzaccio est né le 23 mars 1514 à Florence, et est mort le 26 février 1548 à Venise. C'était un homme politique, écrivain et dramaturge, appartenant à la grande famille florentine des Médicis. Le poème de " La lune offensée " est en réalité une oeuvre de Lorenzo, dont Charles baudelaire s'est inspiré.

 

 

lorenzo_

 

_

La lune offensée

 

Ô lune à qui étaient voués nos cruels frères,

Du haut des pays purs où, guettant nos ennuis,

Les astres nous surveillent, et de leur paradis

Maudissent de Florence et l'ombre et les lumières.

 

Vois-tu ces insolents, sur leurs grabats prospères,

Des florentins marchand faire taire les bruits ?

Le poète cacher de tous son accompli ?

Ou sous les gazons secs s'accoupler les vipères ?

 

Sous ton déguisement triste et noir, clandestin,

Vas-tu comme jadis, du soir jusqu'au matin,

Pervertir avec soin les filles de nos frères ?

 

 - " Je vois ta mère, esclave de la tyrannie,

Qui devant un autel paie le prix des péchés

Et plâtre tristement le sein qui t'a nourri ! "

 

 

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Jeanne 16/02/2011 17:31



Oh wiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii, j'aime ! Les photos sont tp tp stylées :3