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Publié par i-voix

i-voix aux mains d'argent 2016-2017 - Florilège 3

Effraction, immersion, contraction, dilatation, substitution : tout au long de l'année, les lycéens d'i-voix ont aimé couper-coller-insérer-remplacer... dans des oeuvres variées.

 

A la manière des cut-up de William Burroughs, des cadavres exquis surréalistes, des centons oulipiens, des MashUp vidéos, ils explorent ainsi, à l'ère du numérique, une façon originale de s'approprier des textes littéraires et d'en créer de nouveaux. Cette activité, ludique et pédagogique, permet de comprendre de l'intérieur l'univers d'un auteur, de faire résonner en soi ses mots, de partager les sensibilités et les imaginaires, de travailler la langue, de faire jaillir de soi des éclats de poésie. Alors peut-être la littérature retrouve son pouvoir de vibration et de façonnement.

 

Saurez-vous reconnaître les oeuvres qu'ils ont ainsi goulûment dépecées, chirurgicalement charcutées, poétiquement électrocutées ?...

Tim Burton - Edward aux mains d'argent

Image originelle : Tim Burton - Edward aux mains d'argent

i-voix aux mains d'argent 2016-2017 - Florilège 3

Approche-toi plus près

Tant de beauté

Plus près encore

comment s'y habituer

 

(Gladys)

 

des douleurs, des secrets, trop tard ils se disent adieu c'est ensuite dans les boîtes, tu et je qui nous regarde ensemble est brûlant qu'ils ne se disent pas adieu

i-voix aux mains d'argent 2016-2017 - Florilège 3

 

Mon père est mort. Onze fois condamné, mais c'est terminé. Il a quarante ans. On retrouve son corps en bas de l'escalier. C'est le 31 décembre. Il a tenté de se soigner. Tout est fini. Mon père est mort.

 

(Fanny)

 

 

L’avez-vous vu ?

 

Il portait la liberté dans ses bras

et il avançait d’un pas décidé

la tête haute, malgré les blessures…

 

Comme la liberté aurait été belle et universelle

d’être ainsi portée dans les bras du monde…

Si seulement il avait été

respecté de tous.

 

(Margaux)

i-voix aux mains d'argent 2016-2017 - Florilège 3

Jeilnousvousils. Il n'y a plus que toi à conjuguer. On peut toujours partager nos tristesses, non ? La fin de notre univers, vue des galaxies, vue des étoiles, d'en haut ou d'en bas. La faim éternelle, l'éternel tour. Pas de danse, trébuche. Pas de deux, la belle chute. Pas d'eux, ils font des cuches. Dos à dos, tu me pousses. Comptez jusqu'à 545645365, essayez ! FEU ! Si je vise bien, si j'ouvre ton coeur, si je sors mes tripes, si j'écarte un homme, si je cours vite, si je désintègre, si je plonge, si j'osais. Le tuer.

 

source image

 

(Audrey)

 

 

Je contiens la beauté du matin

L'espoir démembre de façon sexy les pieds

Les grandes surfaces vulgaires effacent le bonheur

 

La nuit dialyse la cuvette des yeux

La vie écrit le cuivre du sanglot intérieur

Le vert mime la question des architectures

 

(Aurélie)

 

 

Le contenant est plein. La main tire, verre, soie. Sera à porter demain. Crème lavante lavande. Pour la beauté, des deux mains. Deux vaisselles.

 

(Pauline)

i-voix aux mains d'argent 2016-2017 - Florilège 3

Derrière le brouillard
le rapport est fait
autour d'elles
des bras de phrases
les bulles éclatent
Oui. Il faut. Imaginer.

 

(Camille)

 

C’est un voyage qui se fait seul. Tout ce qui meurt danse vers la vie. Dès les premiers au dernier soupir, nous passons sans cesse et sans trêve du berceau au tombeau. On vit et on meurt en continu. Nous avançons tant bien que mal. Le temps commence à s’arrêter par un violent désir d’abîme. le silence me prend. Ce qui nous anime s’appelle la joie du gouffre. Dernier souffle, premier souffle. Je fonds en larmes, j’abandonne.

 

(Louana)

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