Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Clara

Oraison funèbre

pour Nawal

 

Lors des funérailles, Hermile Lebel s'avance pour prononcer son discours à la mémoire de Nawal :

 

Ô Nawal … 

Aujourd'hui, ensemble, avec ta famille et tes amis, nous voulions te dire au revoir.

Ô Nawal … 

Tu as eu des jours pas toujours faciles, une fin de vie que personne n'aimerait avoir. Tu as passé ta vie à te battre. Tu as été victime d'un acte odieux commis par un homme, dont je ne prononcerai pas le nom. Cet homme s'avère être ton fils. Ton fils est devenu le père de tes enfants. Tu as mené un combat acharné contre cet homme horrible. Après le combat que tu as mené contre ce monstre, tu as souffert, tu es tombée dans un silence éternel. Tes enfants t'en ont toujours voulu, mais tu es restée forte. Sache qu'aujourd'hui tes enfant ont découvert toute la vérité et ils ne t'en veulent pas. Jeanne pleure à genoux, Simon écoute ton silence chaque jour.

 

 

Oraison funèbre - Nawal

Ô Nawal ...                                 

Tu as été plus qu'une cliente pour moi, j'ai été plus qu'un notaire pour toi. Tu as été une amie très chère pour moi, une personne formidable. Je dirais même que tu étais une confidente, tu as toujours été là pour moi et je ne t'en remercierai jamais assez. Tu as toujours été à l'écoute des gens et ça c'était une de tes plus grosses qualités. Je t'ai aimée, mais sache que, même si tu n'es plus là, je t'aimerai toujours autant. Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai. Au fond, je ne te connaissais pas très bien mais aujourd'hui je comprends tes raisons. Tu étais une femme courageuse qui ne s'est jamais plainte, tu as toujours affronté tes problèmes en face. Tu as été une victime, une pauvre femme sans défense mais tu t'es battue, tu t'es battue jusqu'au bout. Malheureusement la mort t'a frappée. La mort, ça ne se prévoit pas, ça frappe quand on ne s'y attend pas. La mort, ça n'a pas de parole. Elle détruit toutes ses promesses. On pense qu'elle viendra plus tard, puis elle vient quand elle veut. Il y a 5 ans, ta voix s'est éteinte. Aujourd'hui c'est ton corps qui s'est éteint. Mais je sais au fond de moi que tu t'es battue, tu t'es battue jusqu'au bout, jusqu'à ce que ton corps lâche.  Sache que tes enfants, Jeanne et Simon le savent aussi, sache qu'ils sont fiers de toi et que moi aussi je suis fier. Fier d'avoir était ton ami.

Adieu Nawal … Repose en paix au paradis … Je t'aimerai à jamais.

 

 

source image : Le Devoir - Photo de Stéphane Bourgeois

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article