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Publié par Anaëlle


Le film que j'ai décidé de présenter se nomme Kramer contre Kramer, il date de 1979 et a été réalisé par Robert Benton.


Dustin Hoffman, Justin Henry et Meryl Streep jouent dedans comme acteurs principaux. 


C'est l'histoire d'un couple qui se sépare parce que la mère, Joanna, qui étouffait au sein de ce couple a besoin de prendre ses distances mais aussi parce que Ted, le père, négligeait sa famille pour son travail. Joanna part donc, laissant son ex-mari s'occuper de leur petit Billy seul. Seulement, Joanna décide finalement de revenir au bout de 18 mois d'absence et demande la garde de Billy. 

J'ai choisi ce film parce qu'il est si touchant et parce qu'il énonce une bien malheureuse vérité. Il démontre que dans le cas d'un procès juridique, il est bien plus difficile pour un père d'avoir la garde de son enfant, malgré une mère qui n'a parfois pas su remplir son rôle de mère sous prétexte qu'un enfant aurait davantage besoin de sa mère que de son père. En effet, dans près de 80 % des divorces, la résidence de l’enfant est fixée chez la mère, alors que la résidence chez le père ne présente que 8 % des cas et la résidence alternée 15 %. 


Dans le film, nous pouvons voir à quel point Ted évolue et donne le maximum pour son fils, il est viré de son travail, il fait tout pour le rendre heureux malgré une mère absente qui manque à son enfant, et pourtant la justice apporte quand même la garde à Joanna qui n'était pas là, qui n'a pas su remplir son rôle de mère. La scène la plus touchante du film est selon moi, la scène ou l'avocat de Ted lui énonce qu'il n'a pas eu la garde de Billy. Cette scène se passe dans un café, Ted, sous le choc et meurtri tout à la fois dit à l'avocat qu'il veut faire appel, qu'il veut continuer à se battre pour la garde de son fils, qu'importe l'argent que cela coûtera, seulement, après cela, l'avocat lui a apprit que s'il faisait appel ce serait Billy qui en payerait les conséquences puisqu'il serait appelé à la barre. Et là, Ted, instinctivement, refuse en fait de faire appel, puisqu'il veut le bien de son enfant avant tout, et lorsque son enfant pleure devant lui parce qu'il ne veut pas vivre chez sa mère, Ted le rassure et reste fort malgré qu'il soit détruit, il lui dit que tout ira bien, que ce sera super chez sa maman et qu'ils ont de la chance puisqu'ils se verront un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires.

Je pense qu'il n'y a pas de bon père ou de bonne mère, il n'y a que des parents, nos parents, qui essayent de s'en sortir comme ils peuvent, alors comment la justice peut-elle décréter dans 80 % des cas qu'un enfant sera mieux chez sa mère que chez son père ? Je trouve cela inadmissible, Ted n'est pas le seul papa concerné puisque comme l'énoncerait Cali dans sa chanson Le droit des pères :
"[...] Si je t'écris aujourd'hui
Mon enfant, de ma nuit 
C'est pour que tu saches 
Que si j'ai tout perdu 
Comme un chien je me suis battu 
Pour mon droit de t'aimer 
Comme un papa peut aimer 
Ils m'ont laisser errer sans toi 
Dans ma colère 
Ils ont piétiné encore une fois 
Le Droit Des Pères [...] "

Je conseille vivement à tout ceux qui aiment la cinématographie et qui n'auront pas vu ce film de le voir, puisqu'il est selon moi un chef d'œuvre cinématographique intemporel.

 

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