Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Publié par Nine

              Cela peut paraître, pour certains, paradoxal d'associer un poète et un rappeur, mais selon moi ils se rapprochent énormément. Tout dépend du style, du thème, de la façon de penser. Quand on cherche bien, on peut sortir des associations étonnantes entre deux œuvres. C'est donc pour cela que j'ai décidé de lier Nique les clones part II de Nekfeu et Poème ménager de Nicolas Tardy. En effet, quand on analyse de plus près le style de chacun, on peut remarquer quelques similitudes . 

            Tous les deux jouent beaucoup avec les mots, dans la majorité de ses œuvres, Nekfeu aime s'amuser avec son texte tout comme Tardy dans son poème. Voici deux exemples, le premier est tiré de Poème ménagers : « La vente, en vent(s) ». Le deuxième vient lui de Nique les clones part II : « Je rêvais d'aventure, griffonnais les devantures ». On voit le plaisir des auteurs à jouer avec des mots qui se ressemblent grammaticalement mais qui s'opposent par leur sens. 

 

           Dans plusieurs de ses poèmes, le poète critique le travail professionnel : « Toutes sont des créations du travail, du travail accumulé représenté, en vrac ». Le rappeur condamne lui aussi le travail, certes scolaire : « De la primaire au lycée, déprimé, je me sentais prisonnier. Parce que les profs voulait toujours me(n)noter ». Ils ont donc tous les deux, un sentiment de révolte face au travail qui est imposé dans la société. Évidemment, j'ai également choisi cette chanson car une phrase du recueil m'a fait directement penser à ce titre. Il s'agit de la phrase : « Dessine-moi un : je de société » qui concorde totalement avec le titre de la chanson et le ressentit de Nekfeu face aux comportements actuels. 

           Pour finir, on peut dire que Nekfeu et Nicolas Tardy se sentent différents. « J'ai poussé comme une rose parmi les orties » comme dirait le rappeur. Tous les deux partagent un regard assez similaire sur la société qui les entoure.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article