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Publié par Nine

Interview - Jack Merridew

Jack, 12 ans : adolescent et déjà chef de gouvernement
 

 

 

 À 12 ans, Jack Merridew a déjà été chef de gouvernement. Le jeune Britannique dirigeait l’île sur laquelle plusieurs enfants s’étaient réfugiés après le crash de leur avion au milieu du Pacifique. Comment s’est déroulé son exercice du pouvoir ? Nous sommes allés à sa rencontre pour en savoir plus sur son expérience.


 


 

Jack Merridew

Jack Merridew

Jack, cela fait maintenant quelques jours que vous avez été sauvé, comment vous sentez vous ?

Je suis toujours le même, j'en suis sûr, mais j'ai encore plus de force et de pouvoir qu'avant.

 

Dès le début aviez-vous l'intention de devenir chef ?

Oui, j’ai ça dans le sang, la preuve, avant d'arriver là-bas, je dirigeais déjà une chorale. Le pouvoir, ça me connaît, ce n'est pas par hasard que j'ai fini par diriger tout le monde.

 

Jack, vous vous considérez comme un chef légitime, pourtant, vous avez pris le pouvoir de façon non-démocratique...

C'est juste que je ne crois pas en une organisation démocratique, ma politique, elle est basée sur la force. C'est simple, j'ai décidé de m’en aller, seul, j'ai besoin de personne pour m’en sortir, alors qu'eux avaient besoin de moi. Ma présence était indispensable. Je rapportais le gibier, je m’occupais du feu. J’ai peut-être joué avec leurs sentiments avec le festin mais il faut bien tirer profit de ses atouts... J’étais un vrai chef, moi, pas comme cette incapable de Ralph.

 

D'ailleurs, vous pensez quoi de votre « adversaire » ?

(Il rit) Ralph ? Un adversaire ? Épargnez-moi ce nom. Il a trouvé un vulgaire coquillage, dans lequel il a soufflé, les garçons étaient bouches bées, et l'ont élu « chef ». Mais a part donner des ordres, il ne servait à rien. Il a fait quoi pour le groupe ? Il a pensé à allumer un feu. (dit-il d’un ton ironique ) Incroyable ! Mais c’est qui la personne qui a trouvé le moyen de l'embraser ? C'est moi ! Sans les lunettes de cette imbécile de Porcinet, le feu, on pouvait lui dire au revoir.

 

Les garçons qui faisaient partie de la maîtrise, ne sont-ils pas devenus vos sujets petit a petit ?

Non, ils savaient juste qui commandait. Je les ai initiés à la chasse. Il me devait respect et obéissance. C'est ce qu'ils ont fait par la suite, ils m'ont suivi. A part ses traîtres d'Erik et Sam qui sont restés au côté de Ralph jusqu'à bout !

 

En tant que commandant quels étaient vos objectifs ?

Et bien, c'est simple, déjà il me fallait trouver un autre campement. J'ai pensé directement à la forteresse. Puissante, isolé, imposante, elle me reflétait, vous comprenez ? Une plage, c'est trop basique, et puis pas de moyen de se défendre, pas de moyen de contrer l'ennemi... Enfin, je ne pouvais pas loger ma tribu sur n'importe quel emplacement. Ensuite, ma devise était de chasser, de s'amuser, de chanter, de danser... Plus attrayant que de construire des cabanes ou surveiller le feu, non ? Je voulais qu'on soit un vrai groupe, une tribu. On était reconnaissables, le visage peinturé de noir, de blanc ou encore de rouge. Moi, en tant que chef, j'avais une couronne de feuille. De toute manière, ceux qui ne se pliaient pas aux règles étaient punis, demandez à Erik et Sam... (rires)


 

 

Tribu de Jack

Tribu de Jack

Au début de notre interview, vous avez évoqué un festin. Simon, un de vos coéquipiers est mort ce soir là, que pouvez vous nous dire à ce sujet ?

(Gêné) Tout a commencé lorsque que les deux autres se sont pointés, Ralph et Porcinet, c'est là que tout s'est déclenché, j'en suis sûr ! Au début, on dansait, on chantait ma tribu était heureuse, je lisais la joie sur leur visage. Et puis on a rejoué la scène, de la truie qu'on a tuée, on chantonnait « A mort le bête ! Qu'on l'égorge ! Qu'on la saigne ! ». Soudain, personne n'était vraiment lui-même... et il y a eu Simon... paraissant tout droit de la forêt... comme étant... le monstre...et... nous...

 

Le monstre, c'est à partir de ces rumeurs que cette aventure a tourné au drame ? Vous l'avez soi-disant vu de vos propres yeux, racontez-nous.

(Pensif) Oui, en effet, j’étais le deuxième à l’affronter, après Erik et Sam, qui l'avaient vu environ un jour avant moi. Ce soir là, Ralph et Roger ont préféré m'attendre, voir si j'allais revenir vivant. J'étais seul, dans le noir, aveuglé par le brouillard et les cendres de la montagne... et je l'ai aperçue, une chose, énorme, qui gonflait, encore et encore. Je suis retourné au plus vite auprès de Roger et Ralph. On y est allé tous les trois, pour prouver que je n'étais pas un menteur. Nous nous sommes rapprochés, plus près cette fois... Nous avons vite fait demi-tour, pris par la peur que la chose ne nous remarque. On a directement informé les autres de la présence d'un monstre, mais nous ne l'avons point revu par la suite...

 

Vous nous expliquez donc que vous avez aperçu une chose qui gonflait et était énorme. De plus, vous n’êtes pas resté très longtemps l'observer. Pourtant, vous en avez déduit directement que c’était un monstre. Mais, après l'incident avec Simon, vous saviez que cette histoire ne tenait pas debout... Vous avez donc instauré un climat de défiance sur l’île, alors que votre rôle de leader devrait être de rassurer les troupes ?

Je n'ai pas demandé aux autres de me croire. Et puis tant qu'ils vivaient dans la peur, ils me faisaient confiance...


 

Pour finir, nous avons une dernière question à vous poser. Vous vous dîtes être un « bon anglais » avec des valeurs, des principes. Avant l'arrivée de marins, vous aviez réussi à retourner tout le monde contre Ralph, une chasse a l'homme se déroulait et vous étiez l'auteur de cette atrocité. De plus, l'auteur du meurtre de Porcinet est Roger, votre fidèle acolyte... On peut déduire de vos réponses que vous avez instauré une sorte de régime totalitaire. Mais l’Angleterre est en guerre en ce moment contre un régime totalitaire ! Pourquoi avez-vous adopté ce comportement déshonorant ?

(Après un long silence) Même si tout ne s’est pas bien passé, je trouve qu’on s’en est quand même bien sorti ! Il n’y avait personne pour nous encadrer et on a survécu ! Il n’y a eu que deux petits accidents… Ce n’est presque rien au final ! Et vous, comment auriez-vous fait à notre place ?


 

Nine, journaliste pour Sa Majesté Mag.  

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