Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Laura-Louise

Décapitation - David de Michel-Ange
Décapitation - David de Michel-Ange
Décapitation - David de Michel-Ange

 

Michel-Ange (1475-1564) À 16 ans, Michel-Ange avait déjà fait au moins deux bas-reliefs, dont le Combat des Lapithes et des Centaures (1490-1492, qui se trouve à Florence). Il a ensuite fait plusieurs statuettes en marbre pour la châsse (Arca) de saint Dominique, dans l'église Saint-Dominique. Il a également sculpté  Bacchus  (qui fait 2,03 m de haut, 1496-1498). C'est aussi lui qui à fait la Pietà en marbre la plus célèbre  (1498-1500). Son premier tableau qui est typique de la Renaissance par sa réalité troublante est le Tondo Doni (vers 1504) qui avait été fait pour Madalena Strozzi. Il a aussi fait les tombeaux des Médicis (celui de Laurent II de Médicis,  (1492-1519)), (et celui de Julien de Médicis). Il a aussi sculpté le Moïse (1513-1516)  marbre de 2m33 dans Le tombeau de Jules II. Il fit les fresques de la voûte de la chapelle Sixtine, qui l'occupa de 1508 à 1512 puis la fresque du Jugement dernier  commencée en 1536 et terminée en 1541. Ensuite, dans les années 1520 il conçut la  bibliothèque Laurentienne et son élégante entrée, attenante à Saint-Laurent. En 1546 Michel-Ange reprend le projet du Dôme de la basilique Saint Pierre à Rome. Pour finir, Michel-Ange s'est également exprimé dans la poésie (canzoni, sonnets, madrigaux, tercets, quatrains). Pour conclure, Michel-Ange est un homme d'esprit universel. C'est un véritable polymathe. Il sait tout faire, et ce qu'il fait est à chaque fois magnifique. 

 

Décapitation - David de Michel-Ange

David : Cette œuvre me semble caractéristique de la Renaissance car elle représente un jeune adolescent en plein mouvement. Les proportions sont respectées et la statue est une statue de nu.  Michel-Ange s'est inspiré d'un épisode biblique en y mettant des traits caractéristiques de la Renaissance. En effet David est représenté en jeune homme nu, musclé et portant son regard au loin comme s'il évaluait Goliath (son ennemi) qu'il n'a encore jamais vu. Cette oeuvre montre une grande expressivité et une très grande signification. On peut remarquer la tension du cou, les tendons du bras droit et le regard soucieux et déterminé, presque menaçant de David qui nous fait penser qu'il est réel et qu'il nous juge. De plus, ici Michel-Ange utilisUn contrapposto (tout le poid de David repose sur une seule jambe et la ligne des hanches est opposée aux épaules), ce qui nous fait prédire l'action future.

 

sources texte

source texte
source texte

Chapelle sixtine

Pour lire des poèmes de Michel-Ange

Ce que pense Michel-Ange sur la sculpture

Décapitation - David de Michel-Ange

Monologue de Lorenzo

 

 Que veux-tu, toi qui poses fièrement sur ton bloc de marbre ? Toi là qui détournes la tête ? Te sens-tu supérieur à moi ? As-tu honte de me regarder ? As-tu peur de croiser mon regard ? As-tu peur de devenir comme moi ? Toi qui es debout sur ton bloc, m’entends-tu quand je te parle ? Que sais-tu de la vie, toi qui regardes l’horizon d’un air supérieur ? Que sais-tu des Hommes ? Les connais-tu vraiment ? Sais-tu à quoi rime la vie ? Sais-tu quoi faire de la tienne ? Je te pose ces questions car je ne peux y répondre seul … Je suis perdu ! Complètement désœuvré face à la vie. Face, à ma vie. Petit je savais ce que je voulais devenir ! J’avais un avenir tout tracé. Etudier puis exercer un quelconque pouvoir du fait de mon nom. Mais j’ai grandi ! J’ai ouvert les yeux ! Réellement. Et j’ai reçu de plein fouet l’horreur de l’humanité sur mon front encore jeune. Le bavardage humain s’est insinué dans mes oreilles. La débauche s’est imprégnée de mon corps et la sournoiserie de mon esprit. Oh ! J’aimerais tellement être comme toi. Pouvoir me dresser fièrement sur ce bloc de marbre en regardant l’avenir comme si je n’avais pas peur. Me sentir aussi immense que toi ! Etre immortel ! Représenter le pouvoir de la république ! Ne pas avoir peur. Peur de mourir. Peur de tuer. Peur du vide et de ce qu’il y a après. Dans quelques heures, je serai devenu un meurtrier.

 

Il se  lève et marche.

 

Ce pourquoi je me lève tous les matins sera bientôt fini. A quoi rimera alors ma vie quand cet acte sera accompli ? Quand Alexandre sera allongé dans mon lit sans vie. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Qu’as-tu fais toi après avoir tué Goliath ? Les gens t’on acclamé, t'ont demandé qui était ton père. Mais moi, je n’ai pas de père. Ma mère ne me regarde plus. Ne me parle plus comme avant. Pour elle je ne suis plus son fils. Ah ! Ce destin ! Pourquoi suis-je né avec autant d’orgueil ? Tu devrais me comprendre toi à qui ton frère t’a dit la même chose ! Pourquoi ne me regardes-tu pas quand je te parle ! Ne suis-je pas assez bien pour toi ! Ne méritai-je pas ton regard ! Tu as raison. Je ne suis qu’une ruine, qu’une épave au fond de la lagune. Quand j’entrerai dans cette chambre pour tuer Alexandre, j’ai peur d’avoir peur. Peur de ne pas y arriver. Pourquoi je veux le tuer, lui qui m’a fait tant de bien ? Il a fait du mal aux autres, mais après son meurtre que feront les autres ? Ô Dieu ! La nuit est arrivée.  Alexandre ne doit plus être loin désormais… Que dois-je faire ?

 

                                                                                                                         La lune paraît.


Eh bien ? Eh bien ? Personne ne me répond ?

                                                                                           Les cloches de l’église sonnent.

 

Ah ! Ah ! Il faut que j’aille là-bas ! Eh, David ! Eh ! David ! Toi qui ne m’as pas écouté, tu ne mérites pas d’être sur un bloc de marbre. Tu ne mérites pas de te sentir supérieur ! Tu n’es pas mieux que moi ! Ta si belle tête d’Apollon nous regardant comme si nous n’étions rien n’a pas sa place sur ce corps si imposant ! Je comprends si bien le roi Saül !

 

Une mine de dégoût apparait sur le visage de Lorenzo.

 

Ces sourcils froncés, ce nez aquilin, cette bouche mimant un rictus de malice…

 

Lorenzo regarde ses yeux.

 

Et ces yeux… Ces yeux…  Ces yeux de pierre ne méritent pas de me juger ! Je vais te décapiter, comme tu l’as fait avec Goliath !

Il lui coupe la tête.

Cliquez ci-dessus pour écouter le monologue de Lorenzo

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Mathilde 16/05/2016 16:23

Ta tirade est super bien !!!!

Hermine 13/05/2016 21:57

Génial Laura-Louise ! C'est hyper cool !

Lalou 13/05/2016 20:35

Bravo Laura-Louise, c'est génial, très complet, intéressant et surtout magnifiquement bien écrit ! Félicitation pour cet article !

constance 13/05/2016 19:42

C'est magnifique, franchement.

Kathleen 13/05/2016 06:34

Ta tirade est très bien construite et est très complète, c'est génial ! Il y a une phrase un peu prophétique qui m'a fait sourire : "Je ne suis qu’une ruine, qu’une épave au fond de la lagune." Merci pour cette belle immersion dans la tête de Lorenzo !

Valentine 12/05/2016 21:21

C'est magnifique et tres bien écrit je suis impressionnée ! On aurait dit Lorenzo