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Publié par Lalou

Dilatation - Jacques Ancet

Le poème sur lequel j'ai travaillé est le poème 10 dans la partie de Entre Corps et Pensée nommée L'Imperceptible. L'extrait se trouve aux pages 78-79.

 

Même malgré la douleur,

la pente du désespoir

et le gouffre de l'ennui,

c'est une sorte de signe

que personne ne reçoit.

On fixe le ciel, sa fuite

jaune avec le soir qui vient,

comme une étincelle d'espoir.

Tout est si loin que c'est comme

une image qui recule,

la vie qui s'éloigne, s'enfuit,

s'obscurcit. On ne sait plus

si les mains cherchent la nuit,

la refoulent ou l'attrapent,

la repoussent, mais c'est là.

 

La fatigue a des couleurs

comme les saisons. Elle a

ses douceurs et ses éclats,

ses lumières et ses ombres,

ses silences. Mais surtout

ce qu'elle permet de voir :

d'une chose à son image,

imperceptible, une sorte

de distance sans distance

qui est là sans pourtant l'être.

L'incertitude d'un monde.

Comme un vacillement bref,

un court instant entre deux

battements de cœur humain.

 

 

En italique bleu, ce sont les vers que j'ai rajoutés.

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Mathilde 30/03/2016 17:48

C'est magnifique !

Mathilde 30/03/2016 17:48

C'est magnifique !