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Publié par Gwladis

Notre-Dame de Paris est un roman du très célèbre auteur français, Victor HUGO, paru en 1831. Hugo relate ici le Paris du XVè siècle, de 1482 plus précisément. On y suit les aventures du poète et philosophe Pierre Gringoire, de Quasimodo le sonneur difforme des cloches de la cathédrale Notre-Dame. Les trois autres protagonistes les plus importants sont Esmeralda, envoûtante jeune bohémienne venue d’Égypte, Claude Frollo, archidiacre assoiffé de savoir de la cathédrale, et Phoebus, capitaine de la garde. Le roman nous décrit la vie de la capitale, mais aussi son architecture, ses savants… Il raconte également l’histoire de trois hommes, Quasimodo, Dom Frollo et Phoebus, prêts à tout pour conquérir le cœur de la femme qu’ils aiment, la Esmeralda.

Enluminures - Notre-Dame de Paris
Enluminures - Notre-Dame de Paris
Enluminures - Notre-Dame de Paris

Interview de l’enlumineuse

 

Ivoix : Pourquoi avoir choisi précisément ces extraits du roman ?

Enlumineuse :

J’ai choisi ces trois passages car je les ai trouvés à la fois beaux de par leur écriture mais aussi par leur(s) message(s) qui permette(nt) à Victor Hugo de transmettre ses idées, opinions et pensées :

    • Dans le premier extrait que j’ai choisi, l’auteur nous exprime sa fascination pour un monde qui peut sembler au premier abord repoussant, sale, effrayant. Il parvient à nous montrer la forme de beauté unique de cet univers particulier. Lui-même semble partager entre le dégoût et une sorte d’envoûtement morbide. C’est ce que j’ai trouvé particulier, original et très intéressant dans ce passage.

    • Le deuxième extrait est à mes yeux un des plus beaux passages du livre. Hugo transforme ici une femme sublime en une captivante libellule tout en faisant un hymne à l’enfance, à la curiosité d’un bambin qui découvre le monde de ses grands yeux avides de savoir. Il nous invite à regarder une chose, à la fois aussi simple et complexe que l’amour, avec des yeux de jeune enfant, des yeux innocents, simples.

    • Finalement le dernier extrait que j’ai choisi est pour moi l’un de ceux que l’on peut considérer comme les plus modernes. Il évoque la tristesse d’un être ravagé par la perte de son enfant et l’indifférence de la masse. Même si ce passage m’a rendue triste, je l’ai trouvé très beau, les images et comparaisons sont très riches et poétiques. C’est donc un extrait triste et beau que l’on pourrait encore écrire de nos jours. En effet bien que, grâce aux réseaux sociaux, nous ayons la possibilité d’être connectés en permanence les uns aux autres, une nouvelle forme de solitude s’est développée. Dans notre société qui passe son temps à zapper, à passer d’une chose à une autre, de nombreuses personnes vivent leur malheur dans l’indifférence la plus totale. C’est cette mise en relation possible avec notre monde contemporain qui m’a beaucoup intéressée, c’est donc pour cela que j’ai choisi cet extrait.

 

Ivoix : A travers ces enluminures, qu'avez vous voulu signifier sur le roman lui-même ?

Enlumineuse :

Comme expliqué ci-dessus j’ai voulu montrer qu’en plus de raconter une belle et étrange histoire d’amour, ce roman fait le portrait d’une société, d’une vie et d’une ville, qui, étonnamment, peuvent nous paraître plus ou moins proches. Certains passages du livre pourrait tout à fait décrire notre monde contemporain et ses enjeux, ses problèmes. De plus l’auteur nous montre, sans hésitation, sa fascination pour un monde presque effrayant, je trouve cette passion très intéressante, je pense que c’est novateur d’exprimer tout simplement sa vision de la beauté, même si elle peut être contraire à celle de la majeure partie des gens. Finalement c’est la quantité incroyable de messages, de conseils et d’avis que nous donnent Hugo tout au long du livre que j’ai voulu retranscrire dans mes enluminures.

 

Ivoix : En quoi ce roman et/ou votre travail éclairent-ils selon vous des caractéristiques de la Renaissance et de l'Humanisme ? 

Enlumineuse :

Les humanistes et la Renaissance ont tout révolutionné, la pensée, la littérature, les arts et plus globalement la société. Hugo nous raconte cette époque avec un recul de deux siècles. Il nous invite à une réflexion plus personnelle à la fois sur la société du XVème mais aussi, plus ou moins directement, sur notre monde contemporain. Or la réflexion, l’esprit critique et la libre pensée sont des éléments clés portés à la fois par l’humanisme et par la Renaissance.

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