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Publié par Gwendan S.

Konstantin Simonov, durant la Seconde Guerre Mondiale

Konstantin Simonov, durant la Seconde Guerre Mondiale

 De nos jours, la littérature, sous toute ses formes, est vaste et riche. Mais si l'on connaît tout des oeuvres de Rimbaud, Goethe ou même Shakespeare, on ne parle pas souvent des créations russes. Et pourtant, la Russie n'est pas en reste !

 

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-Wait for Me-

Wait for me, and I'll come back!
Wait with all you've got!
Wait, when dreary yellow rains
Tell you, you should not.
Wait when snow is falling fast,
Wait when summer's hot,
Wait when yesterdays are past,
Others are forgot.
Wait, when from that far-off place,
Letters don't arrive.
Wait, when those with whom you wait
Doubt if I'm alive.

Wait for me, and I'll come back!
Wait in patience yet
When they tell you off by heart
That you should forget.
Even when my dearest ones
Say that I am lost,
Even when my friends give up,
Sit and count the cost,
Drink a glass of bitter wine
To the fallen friend -
Wait! And do not drink with them!
Wait until the end!

Wait for me and I'll come back,
Dodging every fate!
"What a bit of luck!" they'll say,
Those that would not  wait.
They will never understand
How amidst the strife,
By your waiting for me, dear,
You had saved my life.
Only you and I will know
How you got me through.
Simply - you knew how to wait -
No one else but you.

 

(Ce poème, ici traduit en anglais du russe, a été écrit par Konstantin Simonov, en 1941.)

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 Pour comprendre la portée de ce poème, il faut voir qui parle. Premièrement, un soldat anonyme qui demande à sa fiancée d'attendre son retour de la guerre, mais derrière ce soldat se trouve Konstantin, lui-même engagé au front en tant que correspondant de guerre et qui destinait en premier lieu ce poème à sa fiancé.

 Toutefois, si ce poème devait à la base donner de l'espoir à une personne particulière, c'est finalement à tous que s'adressait ce message. Tous ceux concernés par la guerre, par l'éloignement et la déchirure causée. Plus que la situation d'un seul couple, c'est la situation vécue par tous ceux partis à la guerre, et tous ceux qui sont resté, à attendre. A attendre mais aussi à donner de l'espoir. L'espoir que malgré les horreurs de la guerre, quelqu'un nous attend, au loin, à la maison.

 Finalement, c'est un message qui, aujourd'hui, peut sembler simple. Porteur d'espoir, peut être, mais simple. Aussi simple qu'aimer, aussi simple qu'attendre.

 

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