Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, de création et d'échange, autour de la littérature. Il est l'oeuvre de Premières du Lycée de l'Iroise à Brest (France) et d'élèves apprenant le français au Liceo Cecioni à Livourne (Italie) dans le cadre d'un projet eTwinning. "Ecrire ne saurait être qu'un acte de fraternité avec la poésie de ses semblables" (Georges Perros)
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J'ai coupé dans le poème Scènes vues pour faire un nouveau poème. : le jasmin tend ses bras frêles sur la plage des yeux et la douleur lisible une heureuse harmonie source image
L'oubli ne pourra dérober ni la fin des rancunes la roue à aube des mots ni le grésil poudrant les petits vergers obliques. Le soir est maintenant devenu juste assez de frayeur juste assez de lueur pour qui ne dort ni n'oublie dans l'immense dortoir effondré...
Poème modifié, issu de la catégorie octobre rouge, le n°3. pleut pleut pleut sans sujet pleut des gouttes de sang qui lessive les montagnes rouges le sang d'automne s'y éveille dans mon coeur amoureux des rivières
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- penser à prendre du recul, tu t'assiéras un autre jour - penser à toi, mais ça n'a rien à voir - penser à prendre un instant pour réflechir - penser, ne plus penser qu'à toi, comment te joindre passages tirés du recueil de Christine Jeanney dans les...
Centon du poème " les yeux du voltigeur " ( en rouge ) et " l 'avaleur de ciel " (en violet) : j'entre dans un espace circulaire bordé de trois cordes graves - sur les parois de l'espace le son projeté des cordes graves - deux puis quatre ombres s'étirent...
Vie ronge mes os. Mourir de froid, j'aurais pu : glace me ronge les rotules. Bientôt, il ne restera rien. Poussière d'os s'en va voler au vent de mer. Que la vague qui de mes pieds à mes dents secoue frêle édifice. Je survis, (j'imagine) entre chacun...
Contraction du poème " jusqu'à perdre l'image " : comment se détacher d ' une image? - oublier nos voix dans une ligne invisible de la ville - la pluie sur nos mains froisse la ligne - et cette rue face à la fenêtre fermée oublie la parole - la seconde...
Par une nuit d'hiver Tu es parti rejoindre les saisons de l'absence Les mots font trace en ton passage Qu'est ce que le jour sans ta présence ? Tu es parti comme tu étais venu. Je te vois sans te voir. Je ne respire plus. Mais se souviendra t-il ? Il...
– penser en faire le tour, se demander si un chemin a été prévu – penser défaire le tour : c’est quoi ces histoires de limites aux arbres aux lacs aux reflets, tu penses vraiment que les bords ça existe ? – penser la fraîcheur et les cris, la tiédeur...
Centon composé du poème tu dis (14) et du poème tu dis (6). J'ai également fait une petite substitution, afin de rester dans l'esprit du rendu que j'avais en tête, il m'a fallu modifier certains mots. tu dis : « Juste un mauvais rêve : que les souvenirs...
il faut partir - partir ailleurs dans un obscur scrute - une voix vole ce qui dort - une autre voix cache le silence - une autre voix s'approche - oublier les pas - les pas trébuchés - tous les pas d'avant - à la première tentative - chaque mot se referme...
Contraction du poème La nuit nous jouons la nuit masque maintenant les fenêtres - ça commence là - c ´est le chemin - le chemin vers le visible - le chemin vers le retour le retard la position du corps immobile - chaque jour nous jouons - après le rêve...
J'ai tout d'abord réalisé un centon à l'aide des poèmes Attente et Juste de Philippe Aigrain, puis je l'ai traduit en anglais, ai ajouté de la ponctuation et enfin fait ce pourquoi je suis passée par tout cela : je me suis enregistrée en train de le lire...
Le but d'une contraction est de relever quelques vers de différents poèmes du recueil pour ensuite les assembler afin de créer un nouvel et unique texte. Dans l'attente allongée sur le tapis tout ce sentiment de pluie dans le vide la peau sous les ongles...
Finir genoux à terre la tête en verre et les mains au repos poumons irrécupérables finir avec quelques mots, ne pas craquer, quelques syllabes pour donner du volume aux arguments d'air source image
une respiration sur deux ou s'élancent les corps un départ, une arrivée dans le vide murmures j'articule l'histoire vraie murmures un soir finir genoux à terre
De l'absence à l'absence, ma main connaît le détour. S'y abandonne. Cette absence qui évide mon ventre à n'en plus finir ? Un rayon sur ma joue. Je survis, Je bâtis mon silence. Vide guide mes pas. Visite mes rêves. En démolit l'architecture raffinées....
de chaque mot je fais une oreille à l'écoute du monde la roue du souffle gonfle une voile absente comment continuer chacun porte et supporte chacun dure et endure je ne sais pas encore tracer les portées du silence chaque tribu choisit ses héros du lendemain...
Une étoile est tombée, plus bas. Chaque étoile est nommée, ailleurs. La charrue de l'histoire creuse les sépultures, écoute, écoute, dit la voie, nous jouons.
une respiration sur deux ou s'élancent les corps un départ, une arrivée dans le vide murmures j'articule l'histoire vraie murmures un soir finir genoux à terre
CAMILLE CLAUDEL, L'âge mûr (fragment)