i-voix aux mains d'argent 2016-2017 - Florilège 12
Effraction, immersion, contraction, dilatation, substitution : tout au long de l'année, les lycéens d'i-voix ont aimé couper-coller-insérer-remplacer... dans des oeuvres variées.
A la manière des cut-up de William Burroughs, des cadavres exquis surréalistes, des centons oulipiens, des MashUp vidéos, ils explorent ainsi, à l'ère du numérique, une façon originale de s'approprier des textes littéraires et d'en créer de nouveaux. Cette activité, ludique et pédagogique, permet de comprendre de l'intérieur l'univers d'un auteur, de faire résonner en soi ses mots, de partager les sensibilités et les imaginaires, de travailler la langue, de faire jaillir de soi des éclats de poésie. Alors peut-être la littérature retrouve son pouvoir de vibration et de façonnement.
Saurez-vous reconnaître les oeuvres qu'ils ont ainsi goulûment dépecées, chirurgicalement charcutées, poétiquement électrocutées ?...
Tim Burton - Edward aux mains d'argent
La musique est morte, quelque part en toi
un parfum de ténèbres couve l'âme et
dans les cieux brille une étoile éteinte.
La nuit vomit, éjacule au dos de notre sommeil.
Mon visage reste un rivage dans
la fourberie de l'hiver et son herbe noire.
"C'est hun dégueulasse qui m'a fait des propositions sales."
un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept...
- Me fais pas rire, comment as-tu pu te laisser prendre à ce jeu ?
- Elle m’a dit : aide-moi.
- Tu ne récupéreras pas ta caution
- Sers-moi un autre verre
- Il n’y a rien à sauver
- C’est trop tard
- Qui tire les ficelles ?
- Les filles de joie
Les yeux rougis,
sur les draps,
quelques bougies,
du foie gras.
Vin de paille
et grain de peau,
Anjou blanc
et blanc pinot.
Douceurs aromatiques,
étreinte tannique.
Moelleux,
liquoreux,
évanescent,
effervescent.
Les jours disgracieux,
dans l'atelier des ombres féeriques,
dans la lumière des larmes,
je m'effiloche.
Le secret des mots nus que j'éclaire,
mystère,
se serre contre la nuit.
À ma fenêtre,
je susurre mon âme à la source,
et je tourne la clé de la colline inapaisée.
Ecoute, écoute chanter les corps au bout de leurs cordes !J'ai oublié de te dire, prends soin de nous... (Margaux)
Le temps c'est comme la foule, il s'écarte, il s'écarte, et dans un jour gris me montre le dos où mon avenir est perdu.
je déplie devant toi, dans la chambre verte, je lisse même les plis de moments de journées, le hasard, avec des yeux fatigués, devant toi j'écarte un ou deux masques, sur ton visage, à minuit, je ne me tais pas, l'aube m'ouvre les yeux, puis un matin je suis dans la douceur brise de la rue du Siam où je vous embrasse dans toutes les langues mes frères divers
Derrière le brouillard
le rapport est fait
autour d'elles
des bras de phrases
les bulles éclatent
Oui. Il faut. Imaginer.
Nous portons dans les yeux une grande horloge fleurie, de visites de vents qui murmurent des mots, et qui, sous la bougie, se cachent des pépites d'or.
Sous le soleil
au pied d'un ARBRE
Le public masque mal mon malaise
EnVie d'y mettre des notes et d'écouter la drôle de musique que ça ferait
Une Attaque éclair
Cette fois, on m'a repéré.
(rire mou)
C'est le genre de choses qui peuvent arriver
On s’est retrouvé dans le noir
Je me suis réveillé pendant une insomnie (due au mal de mer)
Je gigote,
Je gigote,
le soleil re bon dit de façades en façades
Depuis je ne de cesse de photographier nos vies pour projeter l'invisible





