Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, de création et d'échange, autour de la littérature. Il est l'oeuvre de Premières du Lycée de l'Iroise à Brest (France) et d'élèves apprenant le français au Liceo Cecioni à Livourne (Italie) dans le cadre d'un projet eTwinning. "Ecrire ne saurait être qu'un acte de fraternité avec la poésie de ses semblables" (Georges Perros)
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Soir troisième L'avant-midi, on se place de Strasbourg. Puis Benoît m'île d'Oléron et l'arsenal. Je la Bellevue, je la Siam. L'après matin, on se Pont de Recouvrance et la Tour Tanguy. On se Penfeld, on se Hôtel de ville. Je lui Brest centre, rive droite....
Tes yeux sont loin je les ai vus la nuit dernière sur le dos d’un nuage qui était doux qui était doux trop doux pour être honnête trop honnête pour être vrai Le nuage le plus vrai n’est duveteux qu’un moment mais toi toi je te retrouve dans les rues du...
Depuis, ma vie se désordre. Mon coeur se confusion. D'un trou comme ça. Je ailes Adèle jusqu'à la gare de l'Est, elle se triste chez elle, un tour du monde d'ici. Bien trop dilaté. Elle me paradis, je l'ange, mais elle s'enfer. A quelques ciels.
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Ceci est ma substitution d'un poème de Cohen qui se trouve page 99. J'ai tout simplement changé de place aux mots de manière croisée comme un produit en croix. Cette inversion permet une approche moins subjective du poème.
VARIATION II I A PARTIR D'UNE PHRASE DE ROBERTO JUARROZ IMRE KERTÉSZ « Chercher la rose qui se lève entre les roses » Roberto Juarroz « L'homme a toujours besoin de deux images simultanées : la « réelle » et « l' imaginaire » . Mais pourquoi ces guillemets...
On ne peut toucher l'espace. On peut toucher l'espace. Toujours traduire la pesanteur par des mots. Plutôt halluciner ses gestes pour se tenir complet. Personne ne peut quitter son intérieur. Sortir hors de lui. S'inverser.
photo Avan Jogia @jogia IG
Derrière les arbres, il y a des gens à l'espère qui dévorent les mots d'amour avant qu'ils aient pu aimer. Ne reste que des mensonges à donner, une vengeance à cracher depuis l'ascenseur.
" C'est avec le soir aussi. Les choses luisent. Tu dis : c'est si beau mais si fragile, l'enfance ou un rêve. C'est une blessure qui s'ouvre : goutte à goutte à la lumière s'écoule, on dirait du sang et nos yeux deviennent rouges. Tu penses : c'est là....
Dyptique avec une ombre Poème 1 - Paragraphe 5 Que la fleur de lune s'ouvre et tout un horizon avec. Que tu y poses un regard, que tout pour toi change malgré la peine en cette réalité toujours cruelle. Que tes yeux se lèvent à leur propre lumière, que...
Même en chemin vers le désert on a le ciel, même dans le désert on a le ciel, même si on est le désert on a le ciel, même si on est seul, à l'autre bout du monde, on a le ciel, être puissant, chose énorme, une présence. On a le ciel. photo
On ne peut changer l'espace On se compromettrait. Jamais déranger l'objet Entre soi Et le monde. Jamais déformer l'air frissonnant Par la plume. Ne pas capituler au désir de l'ouvert De le meubler Encore moins installer. Libre d'avancer Enfin Entre le...
tu dis : « Ce n’est qu'en espérant que j’ai senti se creuser mon être. » tu dis : « Rien de plus dommageable pour l’auto-portrait qu’une si faible variété du refus. » tu dis : « L’emploi démesuré du pas a fait de nous des ombres pour nous-mêmes. » tu...
ne rien ressentir (pas même la joie ) ne plus écarter le silence mais le laisser t’emplir (y puiser son souffle) se remémorer le passé à mains nues (ne rien en oublier ) faire la part des mots et du calme (chaque fois qu’aspirer) source image
quitter ce pont - regarder l' homme au corps plié - voir l'arbre ses feuilles de lumière - le jour n'efface rien - ni corps ni toi - j'entends tes voix détachées - je vois son visage de profil - à quel point ce corps plié - sur la place de la république...
Neige – P. 22 Nous ne sommes pas ailleurs dos à dos dans la cave entoilée d'araignées Ta chevelure empoussiérée fait reculer la caresse de mes lèvres Je soupire après les mystères du shampooing et les sillons du peigne
si on pouvait en parler sans se confondre en excuses sans trébucher dans les ombres les paysages qui m'assaillent, si je pouvais accrocher ton visage photographié ton visage reflète ton mal-être présent (autant de fois, malmené) vaque j'ai des raisons...
sur une mer restaurée les cheveux brossés la bouche pauvre en eau, pauvre parure plus rien à siroter finir avec quelques mots, ne pas craquer, quelques notes pour donner mesure aux arguments d'air ont eu gelures : on lance des pierres sur les maisons...
Substitution/ Dilatation du poème « Requête » Requête embrumée urgence sourde alerte sans mots grand souffle de silence me voilà contrainte d'étreindre le vide d'éteindre le vertige mais le gouffre sous mes pieds
J'ai remplacé quelques mots du tu dis (28) : tu dis : « Il y a des jours où je mens — avec du dégoût aussi et de la colère. » tu dis : « C’est pas leurs vies qui me font peur, mais la haine qui se concentre en chacun. » tu dis : « C’était si impossibl...
Comme font tout le jour les més anges , fatigués de se déc r ocher en vol dans chaque espoir givré . Ou l 'enfant qui sait, sans pour autant se taire, que son long cri d'indicible n 'éclipsera pas la nuit ; ni les embruns du crépuscules, ni les latences...
rien — sinon la brise un souffle de flocons là où la neige tombe perdue devant soi et le pas qui demeure toujours à être– haut vers l’irrévocable solitude où brûlent glissent les couleurs toutes delà chaque forme — le néant. Source image