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poesie - m. thion

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Image Mon arbre nain se dessèche au soleil. Je le regarde se dessécher . Si le soleil ne se couche pas il mourra sûrement. S'il se couche alors seulement peut- être. je me dessèche au soleil peut-être aussi. Pour gagner du temps il y a du temps que je...

Noir . Pas noir. Noir rien ne bouge. Pas noir des choses. Quelquefois elles bougent. Pas noir trop fort mes yeux ont mal ma bouche CRIE . Une chose bouge elle crie plus fort que ma bouche. Noir . J'oublie tout .

On remarque que dans tous les chapitres, ou presque, Michel Thion évoque un arbre : L'arbre-nain, l'arbre-noirceur, l'arbre-peur, l'arbre-vite, l'arbre blanc. J'ai perçu ces arbres comme des socles aux thèmes qui suivaient, par exemple le chapitre de...

Si il y a une phrase qui m'a marquée dans ce recueil c'est sans hésiter : "Il fait poussière froide dans moi." On ressent avec cette phrase tout ce qui se fait ressentir durant le recueil, il n'y a pas besoin de réfléchir des heures pour y voir que l'auteur...

Michel Thion est né en 1947 à Issy-Les-Moulineaux. Il a d'abord exercé de multiples métiers avant de passer à une vie d'écrivain, comme barman, déménageur, fabricant de bougies, professeur de judo, dessinateur en béton armé et analyste informaticien....

S'il y a une phrase qui m'a marquée dans ce recueil c'est sans hésiter : "Il fait poussière froide dans moi." On ressent avec cette phrase tous ce qui se fait ressentir durant le recueil, il n'y a pas besoin de réfléchir des heures pour y voir que l'auteur...

Dans son recueil, Michel Thion "oublie" souvent la ponctuation, voire même des mots... Par exemple, à la page 19 : "Peut-être il est jour peut-être pas mes yeux ont mal ils coulent peut-être ils fondent." Cela crée une confusion dans ses textes, où tout...

Ca m'est égal C'est drôle Je marche encore encore Y en a un il a voulu me marcher sur les mains J'ai cassé sa jambe avec un morceau de fer Il a raté et il s'est tombé j'ai ri. J'avance je cours et il crie. Son autre il m'a donné un pied dans la figure....

C'est pas jour pas nuit je sais pas. J'étais assis juste là. A manger les feuilles des arbres. Je bavais noir dans la neige. Ca coulait en moi comme poussière fr oide.

Je veux noir je dis noir aux enfants là-bas. C'est le sable c'est la mer c'est le noir et les enfants assis en rond . Ils chantent même si je dis fort noir noir ils chantent ils s'en foutent eux .

Un arbre-peur dans je. Elle rêve.Ma peur rêve d'arbre. Les feuilles de l'arbre-peur tombent elles coupent l'air il crie. Après elles me coupent je saigne mais ma peur non. Je cours mais l'arbre partout. Il me dit tu respires tu étouffes. Pas vite pas...

Avant c'était un port. Maintenant l'eau est partie juste la vase et les squelettes des bateaux l'homme il savait pas que les bateaux ont des squelettes. Je savais pas. Maintenant c'est le soir. Pas d'oiseaux de cris personne au milieu de la vase des squelettes...

Le sable il est chez lui là il a chaud avec le soleil. Il rentre partout dans moi il boit mon eau il vomit du sel. Là-bas on m'avait bien dit pense à tes lèvres pense bien avec le soleil le sable elles vont éc la ter. Je marche sur mon ventre l'air brûle...

Au fil de l'histoire, on constate que le recueil est toujours écrit à la première personne du singulier, que les répétitions sont omniprésentes et que la ponctuation est tout aussi rare que les mots de liaison. Ces procédés d'écriture permettent de faire...

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