Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, de création et d'échange, autour de la littérature. Il est l'oeuvre de Premières du Lycée de l'Iroise à Brest (France) et d'élèves apprenant le français au Liceo Cecioni à Livourne (Italie) dans le cadre d'un projet eTwinning. "Ecrire ne saurait être qu'un acte de fraternité avec la poésie de ses semblables" (Georges Perros)
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Une feuille tombe jusque dans l'eau étoilée de vie, l'arbre pleure et compte ses jours les lambeaux d'ombre s'affaissent sous le poids de la lune, le cœur noué par les herbes folles, névrose nocturne elle glisse dans un trou l'écho se fait ici traînée...
J'ai choisi de tester le recueil de Jacques Lacarrière avec une imitation. En effet, il se prête volontier à l'exercice. J'ai choisi comme lui des lieux que j'ai pu découvrir.
Dans le patio, devant les orangers en fleurs, et la farandole ocre d'arcades...
si la clarté vole - fine lumière comme la chape de brume sur le ruisseau mousse - la rocaille nue souplesse enfumée la terre humide voit les denses danses les ballets irréels qui aspirent l'aube humide
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✍ ARTICLE CREATIF TEST – Inspiration Nuit s’engloutit Etoiles sans clarté Le ciel s’assombrit Gommer le passé Vivre le présent Un avenir dessiné Pleurer sans cesse Yeux noyés Larmes coulent sans...
- À Ana Nb - surprenant au premier abord - puis je me laisse aller - je regarde un - je lis deux - je continue plusieurs - je cherche des idées d'articles - je trouve - j'écris - mais vouloir faire plus - alors je cherche - encore - encore - encore -...
Imitation fonctionnant en écho avec ces vers de la page 55 de Unique demeure : « Je bâtis mon silence. Vide guide mes pas. Visite mes rêves. En démolit l'architecture raffinée. » Je déconstruis mon mutisme. Vie guide mes pas. Louvoie entre mes côtes....
tu dis : « j'ai appris à me méfier de tous les êtres qui vivent sur cette planète, même des personnes les plus inoffensives. » tu dis : « ce ne sont pas les jours seules qui me font peur, ni l'obscurité qui les entourent, ni l'horizon proche de soi mais...
Il siffle puis souffle - il siffle et souffle - siffle souffle siffle souffle siffle souffle siffle souffle siffle souffle - dans la foule de feuilles flétries - une autoroute à sens unique - il marche sur le chemin de l'enfance - d'une fatalité de l'histoire...
- penser à aimer tous les passants que je croise - penser à colorer le monde, l'éclabousser de mille fraîcheurs insoupçonnées - penser à danser, à ne pas tomber bêtement sur ce sol froid et grossier qui tombe encore dans le gouffre de l'infâmie - penser...
Dans formes de peu - 103, Jean-Yves Fick écrit : " le ciel désert enfin ", voulant proposer un holorime, j'ai joué avec les sonorités et finalement, un poème est arrivé : le "si elle" des errants feint il feint de connaître leur futur il feint de leur...
Inspiré par le monostiche 40 [ didascalie-ville 2] de Jean-Yves Fick « Tout vibrionne la ville phosphorescence. » A mesure que la Terre se détache à regret du Soleil, une atmosphère singulière s'installe. Les cafés flamboient comme des guirlandes, les...
je ne sens plus que le fracas des mots qui sonnent dans mon crâne rien, pourtant elle-même s'en aille rimes décousues, manches effacées le ciel pleure calmement je m'enfonce et, nos affolements restreints peinent jusqu'aux ténèbres je pleure pleure-t-elle...
"(...) et la voix assoiffée d’oiseaux mue inconsolée d’être." Jean Yves Fick Les chants me manquent. L'innocence me manque-t-elle aussi ? Peut être que seul un oeil extérieur pourrait m'en rendre compte... Pour m'abreuver de ces notes je dois me faire...
- penser à les menotter ces hommes - penser à baisser la tête, les ignorer finement, daigner n'avoir rien vu - penser à leur demander l'heure et leur jeter des pétales de rose - ici l'amour - force impunie, doux souvenir du tendre baiser viril - s'ouvre...
Poème inspiré des trois premiers vers du onzain « Juste » juste le murmure d'un rideau s'ouvrant sur un jour nouveau juste le doux frémissement du pouls paisible et lent de ce jour comme un cadeau juste un éclat rêveur où plane un rire insouciant grains...
penser à ouvrir les yeux, peut-être la vue de l'eau, plus tard penser à faire face au paysage penser à se glisser dans la mer, frotter le sable des orteils, des mains doigts écartés, le sable vole, la vive piégée, penser à la suivre, la regarder, l'attraper,...
Le grand Meaulnes livre ses dernières confessions dans cette lettre : Bonsoir. (Le dernier soir d’une vie peut-il être bon ?) Mon bon Dieu, je t'écris comme j'ai vécu, au fil du temps et des sentiments. Je ne sais qui de l’enfant ou de l’adulte vous parle....
Galet des plaines qui souffle ma nuque et les boucles en courbe alphabétique. Vacillent les sirènes du chemin. Bavard. Secouer les branches et les racines cloisonnées dans ce feutre. Inhumaine est ma saison. Votre nuit est vaine. Si je souffle encore...
En lisant le poème de Jean Joubert intitulé L'Araignée, des vers ont commencé à se tisser dans ma tête, voici le résultat : Sur le bord du chemin, Le cloporte court, Poursuivi par des salves de sable, Au gré des gravillons, Il colporte la misère des jugements....
Création à la manière de Michel Brosseau lorsqu'il écrit ses "injonctions" sur son site poétique "à chat perché". s'enivrer du parfum du souffle printanier écouter le silence, ressentir son vacarme au plus profond de soi veiller à ne pas marcher sur un...
La grosse Agathe descendit péniblement les marches vermoulues qui craquèrent sous son poids. Tout dans cette maisonnette misérable craquait, des murs suintants au mobilier hétéroclite et vieillot, même les os d'Agathe semblaient s'être imprégnés de l'humidité...
Imaginer ce qui serait arrivé à un personnage s'il avait fait d'autres choix Si Eugène avait accepté l'argent de Jacques Collin ? Aurait-il accepté son amour. Accepté ses pensées. Ses actes. Crimes. Meurtres. Moeurs. Eugène n'aurait pas : aimé la baronne...
Création à la manière de Michel Brosseau lorsqu'il écrit des " Tu dis " sur son site poétique "à chat perché" Tu dis : « J’ai vu cet homme au visage familier assis sur le toit, je dansais pour lui » Tu dis : « malgré les erreurs je remonte la pente mais...
Abécédaire (R) ris entremêlé dans les rideaux aux rayons d'or du soleil d'aurore ris et éclaire cette route où tu erres réchauffe l'air accroche aux branches du jour et du ciel ta prose radieuse
source image (Michal Jarmoluk)
penser à crier fort - à ne pas se laisser emporter penser à s'organiser/ prévoir les drapeaux, les rouges et les noirs penser à éviter les requins / l'odeur du sang les attire penser à demain / ne pas s'arrêter à aujourd'hui penser à immortaliser le moment...
J'ai ici imité la première partie du poème " 1_ Amérique" de la partie Il marche : (les vers en italique sont ceux, conservés, de Bruno Doucey) 1_ Voie lactée Elle erre Elle erre entre deux constellations sursaute vers Saturne glisse aisément le long...
penser à ranger les livres penser à ranger ses idées ne pas oublier de classer, ranger, amasser les empiler - les unes, sur les autres, encore et encore se sentir pousser par elles / naviguer sur la marée et pour cela amasser, classer, ranger, faire naître...