Lecture - Si je reste
Une autre découverte
littéraire, mais qui elle est plus susceptible de faire marcher les glandes lacrymales lectrices…
Il s’agit de Si je reste, de Gayle Forman.
Mia a dix sept ans, un petit copain rockeur, des parents un brin excentriques, un petit frère trognon, et la musique qui occupe le reste de sa vie. La routine.
Sauf que dans cette routine survient un matin comme les autres, hivernal, enneigé, et verglacé. Toute la petite famille s’embarque pour un petit trajet en voiture pour se rendre chez des amis. Mia s’endort sur les premières notes de la Sonate pour violoncelle et piano n°3 de Beethoven.
« Il y a eu une symphonie de grincements, un chœur d’éclatements, une aria d’explosions et, en guise de final, le claquement triste du métal se fichant dans le tronc des arbres. Et puis, dans le calme retrouvé de cette matinée de février, l’auto radio qui continue à jouer Sonate pour violoncelle et piano n°3 de Beethoven. »
Désormais seule au monde, Mia est dans un profond coma.
Deux éléments étonnants : elle peut entendre tout ce qui est dit autour de son lit d’hôpital, et elle a une unique journée pour choisir entre vivre ou mourir. C’est à elle de
décider.
Au fil des pages et des chapitres ponctués des différentes heures de cette terrible journée, elle se remémore sa vie, entre souvenirs touchants et présent cruel, jusqu’à sa décision ultime. Tous ces petits moments que le quotidien nous fait ignorer entre presse et devoir, mais
qui pourtant sont très précieux. Car si ce roman est aussi une histoire d’amour, c’est aussi un livre
« qui nous fait réfléchir à l’essentiel, à la place de l’amour et du bonheur, à tous ces liens
avec nos proches auxquels on s’habitue et qui sont pourtant le vrai trésor de nos vies. »
Aux dernières pages, j’ai versé ma petite larme. Mais je devais être fatiguée ou venais d’éplucher des oignons ou avais une poussière dans l’œil, une grosse allergie, etc.
