Lecture personnelle - Corneille : L'Illusion comique
Pierre Corneille
Corneille passe en revue plusieurs genres théâtraux:
-> La comédie avec une intrigue du style de Molière. Deux jeunes gens s'aiment, mais le père
d'Isabelle lui a choisit un mari plus riche. Puis ce genre est éliminé et l'amour triomphe. Elle n'est introduite que par un seul personnage et bien représentatif de l'époque.
-> Une sorte de pastorale avec un personnage de magicien, Alcandre et un décor champêtre.
-> La tragie-comédie avec le passage de l'emprisonnement de Clindor, mais qui au final se termine bien.
Corneille en général veut faire comprendre que les dramaturges instruisent le peuple. Il veut absolument réabiliter le théâtre. Il veut également démontrer explicitement la visée du théâtre, c'est-à-dire que théâtre permet d'accéder à la même connaissance de soi (comme bien souvent dans l'art) que l'expérience de la vie.
Ici Corneille montre le théâtre, en se regardant lui-même c'est une mise en abime qui est intéressante, les personnages également puisqu'ils sont imparfaits et présentent chacun des petits défauts, ce qui d'ailleurs renforce cet univers qui doit être plausible de la société contemporaine. De plus c'est une pièce qui se lit sans trop de difficultés, c'est aussi un très bon aperçu du mouvement baroque. Même avec le grand contraste de vocabulaire mais aussi son écriture versifiée, dans certaines éditions il y a toute des notes nécessaire donc ça ne pose pas vraiment de soucis. Petit bémol quand même, pour la tragédie qui n'est pas très perceptible dès le premier vers et de ce fait on peut être un peu déstabilisé et ne pas comprendre immédiatement la suite bien qu'au final on comprenne tout à fait via la différence de langage mais également de ton c'est assez flagrant.