Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Pages

Archives

Publié par Rachelle


Adam à Enrik.

A Tingsryd, Suède

 

 

            Cela fait à peine quatre jours que je suis arrivé à Paris, et, au premier abord, les gens m’ont l’air désagréables, froids, méprisants. Tu m’as  toujours appris à ne pas juger sans connaître, mais si tu étais là, tu comprendrais. C’est une ville vraiment magnifique, je ne dirais pas le contraire, avec une architecture comme je l’aime, et cette tour Eiffel est incroyable ! Elle est tellement haute qu’il est difficile d’en voir le sommet. Mais c’est au pied de celle-ci, à laquelle les parisiens n’accordent plus aucune attention, que j’ai compris que ces gens-là ne se rendaient pas compte de toute la richesse qu’ils avaient autour d’eux ! Alors je me suis demandé s’ils n’étaient pas aveugles, par hasard… parce que des touristes il y en avait, des Anglais, des Allemands, ou encore des Japonais, qui eux étaient aussi impressionnés que moi ! Mais pas un seul parisien n’admirait cette merveille. Et puis j’ai compris qu’ils étaient simplement habitués à leur paysage, après tout, ils la voient tous les jours la tour Eiffel …

            J’ai pris le métro pour visiter un autre quartier. Je ne connaissais pas réellement ce moyen de transport, mais j’étais fier d’essayer. Lorsqu’un de ces engins arriva à toute vitesse pour s’arrêter d’un seul coup de freins, je faillis me noyer parmi tous ces gens qui descendaient à toute allure. Je m’empressai d’entrer dans le métro, qui était déjà rempli. C’était le silence complet, seul le bruit du moteur résonnait comme le renflement d’un homme endormi. Je regardais les visages des gens, dans lesquels je sentais un isolement, en renfermement. Un malaise m’envahit soudain, je sentais leur regards noirs sur moi. J’avais hâte de sortir de cet enfer.

            Lorsque je marchais dans cette grande avenue, les piétons se croisaient, sans jamais se toucher. Mais si tu es touriste et que tu viens d’un endroit plutôt désert, et  que tu n’as pas l’habitude de la foule, tu te fais bousculer, et on te fait le reproche de ne pas avancer assez vite…

            Je continuerai à t’écrire d’une autre région. « C’est bien la même terre qui nous porte tous deux ; mais les hommes du pays où je vis, et ceux du pays où tu es, sont des hommes bien différents. » Enrik, grand frère, donne moi vite de tes nouvelles.

 

Adam.

 

De Paris, le 14 octobre 2008

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
Moi c'est la poésie, bonne journée...
Répondre