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Publié par Adriana



Aisha à Bakari


À Dodoma


        Aujourd’hui, je suis enfin arrivée à la capitale de la France. Je ne te raconte pas tous les petits détails de mon arrivée, je vais simplement me contenter de te dire que je me demande encore si ce voyage vaut vraiment la peine.


        Ici le temps passe beaucoup plus vite, il passe sans qu'on ne puisse s'en rendre compte. C'est comme une musique lancée à vive allure qui ne s'arrête jamais. On essaie sans cesse de rattraper le fil de la musique, mais quand on pense réussir, elle repart de plus belle. J'ai l'impression d'être atterri dans un autre univers. Ici tout est plus grand, plus majestueux, plus beau. Les Parisiens n'en font jamais assez à leur goût, ils essaient de se surpasser sans cesse. C'est une étrange compétition qui règne entre eux.


        Je trouve ce genre de compétition inutile voire futile. Je pars du principe qu'il en faut peu pour être heureux. Plus on en a, Plus on en veut. De plus ne sommes-nous pas très heureux à Dodoma ? Certes nous ne sommes pas un pays développé tel que la France. Et alors, cela nous empêche t-il de vivre heureux pour autant ? Et puis à Paris, tu serais surpris de constater que dans les rues, un grand nombre de personnes font l’aumône. C'est une ville de contrastes, tandis que dans les magasins certaines femmes se battent pour un bout de chiffon leur faisant office de vêtement et qu’elles porteront une fois dans leurs vies. Dehors certaines personnes ont à peine de quoi manger.


        Les us et coutumes des Parisiennes sont totalement différents des nôtres. Elles dépensent des sommes considérables en vêtements, produits de beauté et autre. Les femmes attachent une grande importance à la beauté et à l’esthétique. Je trouve les caprices de la mode chez les Françaises, étonnants. Elles sont capables de porter tout et n'importe quoi sous prétexte que tout le monde le porte et que pour être belle, il faut faire de même.


        Je trouve cette pratique d’une logique indiscutable. Sans aucun doute, si demain on m'annonce que pour être aussi belle qu'une parisienne, je dois porter une combinaison faite de pâquerettes, je le ferai sans hésiter.


        Je suis étonné de la quantité d'automobiles circulant dans le centre-ville. À toutes heures du jour ou de la nuit, des automobiles circulent sans cesse. Je t'avoue même qu'une dizaine de fois, j'ai frôlé l'arrêt cardiaque, tellement des véhicules fusaient de tous les côtés. Les klaxons sont monnaies courante, il suffit de se distraire quelques secondes pour entendre toute une fanfare. Les gens sont pressés, ils veulent toujours aller plus vite, et comme je te l'ai dit auparavant le temps n'est pas suffisant. Il faut donc rattraper le temps qui court, même si cette course, est jouée d’avance.


        Je pourrais continuer longtemps à te décrire la vie insolite des Parisiens, mais je me répète, le temps est très insuffisant.


De Paris, le 5 Novembre 2008.

 



SALVADOR DALI : Montre molle au moment

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Commenter cet article
S
Phrase ???????? un peu d'humanité
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S
Please enlever ????????
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S
Toutes les lettres persanes pour lamour de dieu
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S
Help
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S
Svp c urgent supprimer toutes les lettres persanes je ferai tout ce que vous voudrez
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S
Supprimer mon prof de fac il va voir ca il va me mettre 0 svp je vous en supplie
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M
Merci!! j'ai presque eu l'impression de lire un Montesquieu ressuscité par magie! c'est piquant , moqueur , enlevé..... mais je n'aurais peut-être pas choisi de l'illustrer avec ce Dali; tout dans votre lettre invite au tourbillon, à la vitesse ... et me donne envie de l'illustrer moi-même ............ le talent de Dali en moins évidemment !
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B
j'aime beaucoup la notion du temps, ont a l'impréssion que plus ont lit plus il passe vite.
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