Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, de création et d'échange, autour de la littérature. Il est l'oeuvre de Premières du Lycée de l'Iroise à Brest (France) et d'élèves apprenant le français au Liceo Cecioni à Livourne (Italie) dans le cadre d'un projet eTwinning. "Ecrire ne saurait être qu'un acte de fraternité avec la poésie de ses semblables" (Georges Perros)
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J'en vois de tous les mots Je ne m'y reconnais plus Il faut avoir mauvaise vue Quelque part, c'est très beau Et puis c'est intelligent Je pense pouvoir en dire autant Je veux dire, de mes propre mots
Je n'ai même pas pu dire merci... La gorge nouée Nouée de tout De Cette rentrée italienne Corentin Canesson La folie professorale Twitter Toutes ces lectures analytiques Créations personelles L'Huître (Logan on se souviendra tous : " Avec quoi on ouvre...
Belle inconnue à l'énigmatique corolle, Ingénue, innocente, toute grelottante, Xérès des poètes matinaux, A peine effleurée, elle semble pâlir. Chaque syllabe ronde est un délice Ensoleillé comme une bise Et c'est ainsi que se faufile la bixacée.
source...
Les bancs m'interpellent, Sur la terrasse insoumise, A mes grandes chandelles, Je livre et délivre la brise. Si je vous parle de l'endroit Dont m'amusent les herbes folles, C'est qu’un amour maladroit M'en a discuté quelques corolles. Je vous réponds...
Les nuages se joignaient à nous, arc-en-ciel en poche et filet de racine en mains. Moi je traînassais juste un peu. Cet homme, je le voyais bien, il allait probablement entreprendre de repasser mes pages blanches. Crépuscule fou d'une inspiration en perte...
La contrebasse qui fait vibrer les pages les voix les mots les livres Le cadence des cœurs qui l'emprisonne Pour tenter de le retrouver toujours ; Le rythme des cœurs qui capte tout chaque vibration ondulation Pour le retrouver toujours Le retrouver toujours...
O ui, mais oui, on fait ça, allons-y, cette N uit on campe dans le CDI ! V ous pouvez rire, sonner la cloche, fermer les yeux, mais nous O n – toute la nuit – on affiche de la poésie – partout, partout U ne nuit entière d'ivresse des mots au goût d'étoiles...
Ces promesses brisées Un chemin étoilé Chaque mot se perd dans l’écho Alors dis moi Dis moi Un dernier mensonge à travers lequel je peux te croire, A travers lequel je peux te voir. Je voulais connaître les secrets que tu gardes pour toi. Je voulais entendre...
Laissez-moi vous dresser le tableau, dit la salade qui sourit. Je n'ai pas la prétention d'être création d'Hugo, bien que mon nom puisse faire écho à son héros. J'ai besoin, besoin de vous dire ma peine, ma peine d'être à 10% matière sèche, et éléments...
Poémathématique ? / Mathémapoésie ? Qui a dit que les cours de maths ne pouvaient pas servir d'inspiration littéraire ? Nous sommes tous des identités remarquables dans cet intervalle parallèle. Triste équation que celle du temps et du soleil dérivée...
Dans l'antre des abysses il entre, il ouvre, il saute Sans chercher une lueur, telle qu'elle pourrait être il court, il saute, il rampe Lentement il se décompose, Il rit, il chante, il danse Why so serious? ce squelette et cette mort que tout oppose Il...
Se détachent en filigrane les buildings sur la toile de brume épaisse : Pétrographique. Il y a aussi l'odeur de fumée et de sueur qui grouille entre les hommes les images des docks d'un Londres transfiguré : Pétrographique. L'écrivain qui se prétend scribe...
ECOUTE... Écoute... Tu entends ? Loin des nuits féroces Les soupirs véloces Divaguent et divaguent Vers d'autres lourdeurs atmosphériques Qui ne m'appellent comme pacifique Vois alors les essences écharpées M'échapper, si plus parodique encore Encore,...
L'animal bondit puis tombe dans l'évier, Faute de temps, On aurait dit comme un homme brûlé vif, Pas faute d'avoir vécu sur cette île labourable. Coup de battant, Enlaidissement majestueux du jugement nouveau, Les cheveux du condamné s'échappent Cheminée...
Grande anthropophagie bleue - Yves Klein (1960)
La sensualité des mots. La pluralité des syllabes ; des si puis un laps de temps - mais - cette course folle et susurrante du souffle sans freinage suivi du n'importe quoi n'importe où n'importe quand, et...
À mi chemin entre la chute et le rééquilibre sur la poutre céleste l'enfant hésite à continuer. Un pied puis l'autre, le bois craque. Il a un frisson, mais résiste à la peur. Il ne sait ce qui l'attend en bas et redoute la douleur d'un atterrissage incertain....
Elle marche hébétée vers une fin stellaire, la bouche ouverte et les plaies écorchées - ne vous inquiétez pas, seule l'écorce est touchée - la sève jaillit comme d'une fontaine de ces mortelles égratignures, et la floraison ne viendra jamais - voyez,...
Il faudrait un pianocktail, une lampe à arcs-en-ciel, un plaid tout doux fait d'une surface d'eau, un plafond à paillettes, des guirlandes de jolis mots, un lampadaire à feux d'artifice, un message-papillon qui volerait jusqu'à son destinataire, un petit...
Moi, le cœur au bord des lèvres Toi, de l'autre côté du silence L'insupportable barrière de ce silence me serre le ventre étreint ma poitrine comme un poing de colère. Et la distance vertigineuse entre nos deux mutités obstinées. Dans ma poitrine un gouffre...
Assise sur le sol, séparée de tous Mes yeux, dont les larmes s'échappent doucement, sont fixés vers le ciel J'ai mal... Somebody heals me from my pain Perdue dans mes souvenirs, J'essaye d'atteindre les nuages. Les étoiles s'effacent peu à peu I'm reaching...
K, c'est moi. Je vous l'assure c'est bien moi... sur la photo juste en haut là. Je crois... Je crois mes nerfs désemparés, je crois mon esprit tout tordu et mon corps tout penaud qu'on ne le salut pas quand Monsieur le bon soleil daigne à faire flamber...
Tourbillonnent les feuilles de l'automne Et tombent au sol dès que l'hiver Magie ? Revenir au printemps et Se termine - ou débute - là où nous avions été
- Automne : John Joseph Enneking, The Village (1841 - 1916) - Hiver : Paul Gauguin, Village breton...
Le secret est là. Tu ne le savais pas, mais il a toujours été là. Né au plus profond de toi-même, il s'est déployé lentement, fourbe, jusque dans chaque cellule de ton être. Déjà enfoui au creux de ta poitrine à tes premiers jours, il palpitait de façon...
we heart it
Sous un grand ciel gris, je suis trois grands amis. Ils marchent sur un petit chemin, sans bien, sans rien. Chacun d'eux transporte un passé bien lourd, mais aucun ne se plaint de cet ancien temps qu'ils traînent depuis si longtemps. Je les...
tu suis le chemin de la désillusion fractionnée démembrée broyé à raison d'une fois toutes les saisons et revitalisée chaque printemps pour que recommence la ritournelle le temps d'une danse moqueuse au rythme des notes gangrénées de la rouille infâme...
Parfois disparaître sous terre, s'évaporer, se désintégrer Ne devenir qu'un reste Parfois respirer brûler, atténuer, ré-incendier Conquérir l'air Parfois fermer le coeur, les yeux, l'esprit Attendre l'arrêt Parfois marcher vers un nulle part en transe...
Second texte poétique inspiré par une toile de monsieur Monory.
Partir, de Jacques Monory (1967)
Le tunnel dans les yeux de l'enfant. Et la lueur au bout, oscillante. Les yeux-tunnels frangés de cils de mer. Et ce regard, ce regard franc qui alpague le...