Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, de création et d'échange, autour de la littérature. Il est l'oeuvre de Premières du Lycée de l'Iroise à Brest (France) et d'élèves apprenant le français au Liceo Cecioni à Livourne (Italie) dans le cadre d'un projet eTwinning. "Ecrire ne saurait être qu'un acte de fraternité avec la poésie de ses semblables" (Georges Perros)
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Je trouve que ce récit porte bien son nom, on retrouve plusieurs fois le mots " place " dans le livre : on a dormi dans le seul lit à deux places [...] " haut placées " [...] Il cherchait à tenir sa place [...] elle s'était encore une fois sauvée de sa...
Si j'avais écrit ce livre, j'aurai choisi comme titre : " Une vie ordinaire " car Annie Ernaux raconte sa vie et celles de ses parents ; une vie que plusieurs personnes ont connue avec un décès, la réussite dans les études ou encore la vie de paysan et...
" Une distance de classe mais particulière, qui n'a pas de nom. " ♦ Cette citation montre bien l'intérêt principal du livre, à savoir une différence de classe sociale renforcée par l'absence de noms tout du long du livre.
Devant une classe de première, des matheux, j'ai expliqué vingt-cinq lignes - il fallait les numéroter - du Père Goriot de Balzac. "Vous les avez traînés, vos élèves", m'a reproché l'inspecteur ensuite, dans le bureau du proviseur. (ANNIE ERNAUX, La place,...
Les cheveux noirs qui se dégarnissaient, une chemise peut être blanche, aux manches retroussées, un pantalon sans doute en flanelle... J'avais l'impression de perdre la figure particulière de mon père.
Une photo de moi, prise avec ma famille, devant une église, avec à ma droite la totalité de mes cousins, les plus jeunes comme les plus âgés. Sans doute n'ai-je pas encore de notions esthétiques. Je peux toutefois paraître à l'avant de la photo, habillée...
Voilà une autre possibilité de couverture : En effet, dans le livre, Annie trouve dans le veston de son père une " photo, ancienne, avec des bords dentelés, [qui] montrait un groupe d'ouvriers alignés sur trois rangs regardant l'objectifs, tous en casquette....
____________________ Au café des habitués, j'écris lentement, de peur que cette vieille lampe qui m'éclaire ne retienne pas cette image. ____________________
Un amour incompris Si je devais choisir un titre pour ce livre, ce serait Un amour incompris. L'amour qu'elle a pour son père mais qu'elle n'a peut être pas osé le lui dire quand il était vivant. Peut être à cause de leurs différences car ils ne se comprennent...
Peut-être une tendance profonde à ne pas s'en faire, malgré tout. Il s'inventa des excuses qui l'éloignaient peu à peu de moi . La disposition de sa vie s'est modifiée souvent au gré de ses désirs, la peur et l' angoisse étaient présentes quelques fo...
*** La politesse entre parents et enfants m'est demeurée longtemps un mystère . Il n'avait pas appris à me gronder en distingué et je n'aurais pas cru à la menace d'une gifle proférée sous une forme correcte . ***
Certains mots ou expressions sont écrits en Italique dans le livre. Pourquoi certains mots plus que d'autres? Quelles différences ont ces mots pour être distingués des nombreux autres mots qui peuplent ce livre?
Autre souvenir de honte : chez le notaire, il a dû écrire le premier << lu et approuvé >>, il ne savait pas comment orthographier, il a choisi << à prouver >>.
La mère d'Annie Ernaux était une femme en avance sur son temps, elle voulait "copier la mode des journaux". L'auteur ne nous dit ici que des jugements objectifs sur sa mère, elle lui rend peut - être hommage dans ces pages. Femme répondeuse et "ouvrière...