Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, de création et d'échange, autour de la littérature. Il est l'oeuvre de Premières du Lycée de l'Iroise à Brest (France) et d'élèves apprenant le français au Liceo Cecioni à Livourne (Italie) dans le cadre d'un projet eTwinning. "Ecrire ne saurait être qu'un acte de fraternité avec la poésie de ses semblables" (Georges Perros)
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Je sursaute comme un muscle Puis, comme une mère, je suis instable Je répète : Je suis instable Profondement nerveux, je souffre parce que je me ralentis. Je regarde matière et anti-matière, la naissance d'un soleil Feu et feu puis fumée où je brûle mes...
Un jouet noir construit l'idée un peu folle que j'avais dans les mains. Un geste sauvage joue sur les murs qui me tombent aux visages. Un monde froid défonce l'épave qui m'a vu grandir. Les peuples nouveaux échappent aux squelettes désséchés qui brûlaient...
On s'est assis dans nos places. On y parle une langue de l'écho à nos mots. On prend nos voix, nos bouches. On parle un monde des eaux entières. On titube dans ce bois-là. On peut disparaître, y parler. Tu deviens floue.
(images libres de droit)
Le génépi gris consent à la douce étreinte où s'étire le glacier
Fleur de génépi
Contrainte : Nom + Adjectif + Verbe + COI + Proposition subordonnée
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A force d'être nu il se creuse une cime, Son rire, un chant défait, Une brèche entre la mer et le cœur criblé, Le parfum de mille reflets, Et la tendresse inachevable de la mer
Nicolas de Staël (1914-1955), Nu debout, 1953
Le monde nouveau devient la route qu'on ne voit pas. Le silence aveugle résonne dans le sang qui fugue. L'eau percée inonde le sud que l'on construit. Les choses vides écoutent l'herbe qui devient noire et bleue et qui se déplace vers les vides.
Epineux. Tu te lèves lentement comme une vague de silence. Matin de rouille et de moisson : Le vent résille la peau, La douleur serpente comme une lame de fond. Joute, silence contre silence La première phrase, Une petite phrase Ta parole à venir, voila...
Le raconteur nous console Puis surgit en riant trop fort. L'homme dit : Il n'y a rien. Les vagues tanguent sur la barque. Il rit A l'affût. Vos carcasses, La pluie. Plus on est seul, plus ça fait du bruit. Nous sommes, Nous ne cherchons pas, Nous sommes...
Cher Toi, Monarque des glaces, Tu deviens peu à peu l'espace de l'écriture. Objet de mes rêves A ton approche, les nuits sont de plus en plus courtes. Toi et moi pétris par des hardes d'étoiles A petits pas rapides nous déplions de larges ombres Et devant...
Poèmethème (poème t'aime) : Création d'un nouveau poème en rassemblant des mots/expressions/vers d'un même thème pour créer un contenu original sur un ou plusieurs thèmes précis. Ici poème crééé à partir de vers de Marie Darsigny dans son recueil Filles...
Les grandes eaux de la ponctuation inondent les parterres du jardin des paragraphes. Volière d'accents circonflexes et de guillemets sous une pluie de virgules... Coucher de soleil sous une mer de parenthèses...
des bruits, juste avant la nuit, peuplent les bois. tu coules comme tu deviens floue comme une peau d'anciens reflets, un son entre les branches et certaines et rien n'est plus là que l'oubli une pierre et des lettres brillent
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Mon cœur échevelé, sur le sentier au soleil, serpente dans la forêt grenat, l’étole tenant la main à l’été qui revient. Garderai-je longtemps l’empreinte de ces paumes sur le lierre , ainsi inchangée?
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