Mise en scène - Lorenzaccio.
Au moment de lire l'acte III, scène7; j'ai tout de suite fait un rapprochement entre un jeu de lumière et une mélodie quand Louise Strozzi meurt empoisonnée.
[...]
Louise, posant son verre. Ah ! je vais mourir.
(Apparaît une chanson de Ludwig van Beethoven, "Sonata Księżycowa" )
Philippe. Qu'as-tu ma fille, mon enfant bien-aimée? qu'as-tu, mon Dieu ! que t'arrives-t-il ? Mon Dieu, mon Dieu comme tu pâlis ! Parle , qu'as-tu ? parle à ton père. Au secours ! au secours ! Un médecin ! Vite, vite, il n'est plus temps.
(La lumière s'estompe peu à peu)
Louise. Je vais mourir, je vais mourir.
Elle meurt.
Philippe. Elle s'en va, mes amis, elle s'en va ! Un médecin ! ma fille est empoisonnéé !
Le son de la musique augmente.
Il tombe à genoux près de Louise.
[...]
Un médecin entre.
Le Second Convive. Dépêchez-vous, monsieur ; dites-nous si c'est du poison.
La musique diminue.
Philippe. C'est un étourdissement, n'est-ce pas ?
Le Médecin. Pauvre jeune fille ! elle est morte.
La mélodie s'éteind tout-à-coup
Un profond silence règne dans la salle ; Philippe est toujours à genoux auprès de Louise et lui tient les mains.