Livres enrichis - Florilège 2
Définition :
et si un écrivain
était quelqu'un
qui transformait ses lectures en écritures ?
Hypothèses :
et si à l'ère du numérique,
le livre était enrichi par le lecteur lui-même ?
et si chacun augmentait ainsi sa propre réalité ?
Devinette :
saurez-vous reconnaître
les auteurs qui ont inspiré les textes suivants
aux lycéens-lecteurs-écrivains d'i-voix,
les oeuvres qu'ils ont enrichies de ces productions
(imitations, inspirations, fragments perdus...) ?
Arrivé
en face les champs les routes
les bois
les années
dans le petit coin l'amie
en fuite.
le coeur d'une émotion
émulsion de sentiments
la pupille s'entrelace dans la buée légère
le cocon empli d'amertume
l'envol se fait léger

comme le voyageur
aux bateaux
dont le coeur se
détache sous
la mer au soleil

Il y avait les hésitations que trahissaient tes yeux
Il y avait une barque sur la sérénité des fleuves
Il y avait tous les fruits du monde réunis dans nos cœurs
Il y avait l'absence des hommes, l'absence de tout progrès
Il y avait ce goût léger, un goût de citron
Il y avait le plaisir, il y avait tes baisers
Il y avait l'olivier sous lequel tu dormais,
Il y avait un bout de ciel sous les ronces effrayantes,
Il y avait l'hozizon et l'ombre jeune de l'acacia,
Il y avait cette chanson mouillée par la pluie, toujours la même mélodie,
Il y avait dans la mémoire,
Siècle après siècle,
L'injustice tatouée par le sang
Tout bouge avec le vent
Les saisons tombent
L'heure tourne
Il n'y a pourtant, ni vent ni horloge.
Il y a les mêmes vagues, les mêmes rêves,
Les mêmes paroles qu'autrefois
Notre histoire trébuche.
Il n'y a jamais eu d'amour,
Seulement de la passion,
Te souviens-tu de cette faim de vivre ?
Encore une fois,
Avant la pluie,
Trahis-nous pour m'adorer de nouveau
Encore une fois,
Tu déchires les chapitres du livre,
Et l'histoire s'achève ici.
il n'y a plus rien dans le frigo
qu'est-ce que tu fais ?
tu meurs de faim
tu t'introduis chez ta voisine pour lui piquer à manger
tu décides de manger ton voisin
tu pars finalement faire les courses
Serait-ce bientôt la fin
de la convalescence ?
Je sors pour la première fois
dans les couloirs de l'hospice.
Comment quelque chose de si blanc
peut-il paraître si triste ?
Je suis pour la première fois
dans les couloirs de l'hospice.
Je pressens l'odeur de la mort,
mais renais de mes cendres.
Je meurs à nouveau avec les autres
dans les couloirs de l'hospice.
Je n'entends que le silence,
ou les cris d'espérance.
Ceux aussi d'une nouvelle absence
dans les couloirs de l'hospice.
Je marche dans la nuit,
et rencontre un regard.
Celui de tes insomnies
dans les couloirs de l'hospice.
Coeur glacé
Nuit d'hiver
La tièdeur de nos souffles
S'entremêle
Buée
La vitre
Terrain de jeux de nos doigts
Voit nos pensées
Dessinées
Coeur
Le temps s'égrène
Nos corps se séparent
Tu pars
La pluie

L'homme qui Arpente
L'homme qui Babille
L'homme qui Craque
L'homme qui Débute
L'homme qui Éduque
L'homme qui Flirte
L'homme qui Grelotte
L'homme qui Hallucine
L'homme qui Implore
L'homme qui Jure
L'homme qui Kreuse
L'homme qui Lorgne
L'homme qui Marche
L'homme qui Nuance
L'homme qui Oppresse
L'homme qui Pense
L'homme qui Questionne
L'homme qui Ramollit
L'homme qui Saccage
L'homme qui Trouve
L'homme qui Usine
L'homme qui Veut
L'homme qui Wagone
L'homme qui Xylophone
L'homme qui Yoyotte
L'homme qui Zozotte
atmosphère blindée le creux d'une parole
associations d'images et c'est la chute
un voile de silence
couvert par le brouhaha des mots
fleur multiple du tapis
journée blanche
et sa timide froideur
je vois mes yeux qui voient
et ainsi de suite

