Livres enrichis - Florilège 1
Définition :
et si un écrivain
était quelqu'un
qui transformait ses lectures en écritures ?
Hypothèses :
et si à l'ère du numérique,
le livre était enrichi par le lecteur lui-même ?
et si chacun augmentait ainsi sa propre réalité ?
Devinette :
saurez-vous reconnaître
les auteurs qui ont inspiré les textes suivants
aux lycéens-lecteurs-écrivains d'i-voix,
les oeuvres qu'ils ont enrichies de ces productions
(imitations, inspirations, fragments perdus...) ?
en dépit des
mots
le silence et le
corps
suintent leur
propre langage
28/05/13 18:14
Le courage est la
force tirée
de la peur
28/05/13 18:17
Ton ombre m'imprègne,
je résiste de tout mon être,
le duel est vain.
La brise tiède du vent d'été
Caresse la légereté d'un coquelicot
C'est un délicieux frisson
Comme le parfum de la rosée
Un caillou amoureux
Sur les grains de sable
L'air qui te transporte
L'euphorie qui se mêle avec la nuit
La mélodie de l'évasion est-elle plus puissante
Que la magie de la passion solitaire ?
Photo de moi
Ce Dorante ! Il fait bien le fier devant Lisette cependant il ne sait pas à qui il s'adresse ! Je n'avais pas grand tort en disant que les hommes ne sont que des hypocrites ! Il fait erreur en se montrant courtois avec « Madame ». Et voilà comment il me traite, moi ! Moi, Silvia ! Sous pretexte que je porte l'habit des femmes de chambre ! J'ai capturé son véritable visage, et cela ne me plaît point. Il ressemble tant à ces gens sans goût et sans esprit, il paraît si différent de son valet ! Bourguignon n'est décidemment pas à sa place ! Quant à Dorante, je ne l'épouserai pas et il rentrera chez lui sans jamais savoir qu'il a froissé sa dame. Il faut que je raconte cela à ma suivante pour qu'elle obéisse à ma nouvelle idée... Dorante, je l'oublierai bien rapidement ! Bourguignon, je préfére ne pas penser à ce valet ! Et Lisette qui ne se presse pas !
l'homme alligator
l'homme baleine
l'homme chat
l'homme dauphin
l'homme éléphant
l'homme furet
l'homme goéland
l'homme hirondelle
l'homme ibis
l'homme jaguar
l'homme koala
l'homme loup
l'homme macaque
l'homme nandou
l'homme oie
l'homme panthère
l'homme quiscale
l'homme rat
l'homme serpent
l'homme tigre
l'homme uakari
l'homme vache
l'homme wapiti
l'homme xérus
l'homme yack
l'homme zoo
Dissolvant social
Dissolvant social
Rouge, jaune ou rose
Sur dix ou vingt doigts
la doctrine du vernis
est un dissolvant
social
l'acétone s'étonne
L'amour
comme la mort
on ne peut y échapper
21/04/13 14:00
tu voudrais que le monde te remarque
pour ce que tu es
et ce que tu fais
qu'est-ce qui t'arrive ?
tu pleures ta
vie si triste
tu es seule et tu regardes
les blessures que tu as laissées
tu es abandonnée
des rires de l'amitié
tu aimerais te faire pardonner
mais on ne te le permet plus
chemin d'absence
sur la route qui me mène jusqu'aux montagnes de l'au delà
je poursuis les étoiles
et l'enchainement des nuits me semble éternel
comme si la terre cessait de tourner
et le monde
lui
s'endort
sous les giboulées de neige
je marche sur ce sol
dont les fleurs ont disparu
j'entends les derniers oiseaux qui murmurent
et je sens le froid la glace
l'eau qui s'écoule
le vent dans la plaine
et le cauchemar de toutes les nuits
s'engouffre dans mon silence
tu marches dans la rue
tu as les cheveux trempés avec la pluie
tu n'as qu'une seule chaussure
tu as du rouge à lèvre partout
tu es mal habillé
il ne manque qu'une chose
que tu trébuches
tu es dans la rue principale de ta ville
tout le monde te regarde avec un regard insistant
tu te sens bête, très bête
tu continues à marcher
tu en es obligé
qu'est ce que tu fais ?
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Songeuse,
Je me demandais
Je me demande toujours
Ce qui se serait passé cet après-midi là
Si j’avais été seule.
Question
qui ne trouvera jamais de réponse
par mes sens
bercé
je hume une mort
glacée
par les vents -
je perçois les valises
de mes effrois
Lueur émouvante de l'aube naissante
qui rencontre la chaleur de tes mains
en ce jour d'émotion fébrile.

26 Décembre, Caen
Sur le balcon. Je déplore son envol.
Qui suis je pour l'aimer ? Qui est-il pour me détester?
La mer a revêtu sa toison de mousse. Elle le bouscule,
lui fait perdre pied, elle l'ensevelit.
La neige s'est confondue en un manteau blanc.
Comme ton souvenir, sur ma peau.
La mer s'est retirée et la neige a fondu.
Ton souvenir s'est égaré, je m'apprête à vivre.



