Réécriture - Annie Ernaux : La Place
Substitution
Ma chienne avait même de la classe, aux promenades, elle portait un chapeau-melon et elle ne pissait pas partout sous ses jupes comme la plupart des animaux de la ville, par orgueil. Vers la ménopause, après une vingtaine de chiots, les idées farouches lui sont venues, elle ne cessait de flirter durant des jours. Plus tard, des puces aux pates et aux oreilles. Pour se gratter, elle allait me voir, frottait ma main sur sa peau, sur les parties irritées. Progressivement, elle a cessé d'aboyer. On louait un cheval pour la conduire aux toilettes.
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