i-voix aux mains d'argent - Florilège 6
Tim Burton - Edward aux mains d'argent
Effraction, immersion, contraction, dilatation, substitution : tout au long de l'année, les lycéens d'i-voix ont aimé couper-coller-insérer-remplacer... dans des oeuvres variées.
A la manière des cut-up de William Burroughs, des cadavres exquis surréalistes, des centons oulipiens, des MashUp vidéos, ils explorent ainsi, à l'ère du numérique, une façon originale de s'approprier des textes littéraires et d'en créer de nouveaux. Cette activité, ludique et pédagogique, permet de comprendre de l'intérieur l'univers d'un auteur, de faire résonner en soi ses mots, de partager les sensibilités et les imaginaires, de travailler la langue, de faire jaillir de soi des éclats de poésie. Alors peut-être la littérature retrouve son pouvoir de vibration et de façonnement.
Saurez-vous reconnaître les oeuvres qu'ils ont ainsi goulûment dépecées, chirurgicalement charcutées, poétiquement électrocutées ?

Tim Burton - Edward aux mains d'argent
vivre la poésie dans la stéatite des nuages au coeur de voix intimes.

Bourrasque de sept heures -
Ta bouche, tel un coquelicot flotte dans les lueurs du matin,
souffles de décembre, j'entends l'hiver tinter à la fenêtre
Je confie
un frisson -
au souvenir
de ton départ.
Fais moi encore une fois sentir
cette poignée de lumière dans tes yeux,
ton souffle moulu dans ma bouche.

Tu observes, quelque chose ou quelqu'un, on te donne à nouveau le choix, on te donne à choisir, tu te laisses séduire, qu'est ce que tu fais ?
Trou noir pour les oiseaux de nuit,
un jour avant le printemps.
Aux frontières du ciel,
tu cherches dans ce torrent,
un rêve furtif
où
l'été achève
le silence
plus vite que la mort.
PAGES : 46 - 63 - 45 - 32 - 28 - 23 - 53 - 29 - 32 -40 - 27 - 63 - 27 - 27 - 27 - 26 - 45 - 37 - 41 - 31 - 32.
/http%3A%2F%2Fwww.saintbioz.fr%2Fwp-content%2Fuploads%2F2010%2F02%2Fpaysage-bleu.jpg)
Tu as conçu ta vie comme un scénario... Tu t'occupes seule des scènes d'amour.
Ne pleurez ! Ne déplorez le trop d'âge !
Laissé pour... et pourtant vif on dirait :
Quoi tombe avec l'orage de juillet ?
ce sont des souffles d'air qui le colportent,
Ca rince les murs et la peau des coeurs,
des graffitis furtifs, pas cantonade.
gant de crin, et dessous le sang bouscule.
J'ai ton gout sur la langue depuis peu.
Quoi vous a pris qu'on n'aurait jamais cru ?
De ce défi, s'il faut battre rappel,
Puis partir en août avec ce visage.
à quel éclat convient-il d'être prêt ?
photo personnelle
Tu es là, encore las
contre la large et maigre paupière de mon ventre surpris
qui cligne d'inspiration
Nous, ça marche ? Et mes désirs pleins d'images.
Front à front. Nez à nez quelques nuitées,
quitte pas ! Ne quitte pas, je t'écoute.
Ne pleurez ! Ne déplorez le trop jeune âge.
Quinze heures, tu pars pour divers ailleurs,
je n'oublie. Tu n'oublies rien..
Mais ton rire..Et se fait qu'on s'entr'aime ?
Tu es anti-expérimental
Tu découvres
A deux on peut toucher
Tes émotions
Et que tu ne pourras
Confier à personne
Le plus vieux rêve de l'humanité

dans le métro
tu recouvres tout d'un vernis protecteur
un homme entre dans ton wagon
et dépose un papier blanc plié en deux
tu essaies de garder
les couleurs d'autrefois
sur ta banquette
ça s'abîme
Centon réalisé à partir des poèmes de la page 7 et de la page 41. Ce sont également les deux poèmes que j'ai le plus appréciés du recueil.
Parce que, moi aussi, j'ai tendance à tout recouvrir d'un vernis protecteur.
Parce que, moi aussi, j'aimerais qu'un inconnu dépose à mes côtés un papier blanc plié en deux...
~
Odeur de sang en moi dissipée par le soleil
Et ton souvenir s'évapore.
~
Tim Burton - Edward aux mains d'argent

