Association - Guillaume Vissac
#rêve deux
corps, pieds nus, dans les couloirs du crabe. Je cherche Disneyland sur rail. Un vieux pote de collège me jette à la foule folle.
193
Des jours, des mois, des semaines que personne ne m'appelle. J'ai vérifié : mon téléphone fonctionne, la ligne est valide, le numéro inchangé. Mais c'est faux : il m'arrive d'être appelé. Depuis des poches éparpillées, oubliées, depuis des vestes, des sacs, des coutures décousues. On ne me confie plus aucun mot, que des murmures, des éclats de rires dispersés, au loin, derrière le tchac-tchac-tchac du métro ou le vrombissement des autoroutes et voilà encore que mon vocabulaire à moi s'ampute car je ne connais plus que des mots sans saveur et qui s'épellent « ALLO ».
J'ai choisi d'associer ce tweet de Guillaume Vissac au fragment 193. A première vue on y ressent plus de différence que de points communs, mais finalement la solitude de ce fragment se ressent dans la foule folle du tweet. Qui est la foule ? Personne. Elle ne definit personne.
C'est cette absurdité qui conduit à la solitude.