Anecdote - La place
Bon cet article, je le trouve assez inutile dans la mesure où je serai sûrement la seule dans mon délire...
Voilà, en lisant la page 80 , j'ai eu un gros effet de déjà vu. Non ce n'était pas un bug de cerveau, ça a continué sur une autre page.
Je ne suis pas folle !
Cette impression est tout à fait justifiée parce qu'en fait, ce texte, on l'a eu en BREVET BLANC ! Amis du collège de Camille Vallaux, j'en appelle à votre mémoire...
"Annie Ernaux évoque sa jeunesse et rend hommage à son père. Cet ancien ouvrier, devenu
petit commerçant dans un village normand, espérait pour sa fille une « bonne situation ».
Il n’osait plus me raconter des histoires de son enfance. Je ne lui parlais plus de mes
études. Sauf le latin, parce qu’il avait servi la messe, elles lui étaient incompréhensibles et il
refusait de faire mine de s’y intéresser, à la différence de ma mère. Il se fâchait quand je me
plaignais du travail ou critiquais les cours. Le mot « prof » lui déplaisait, ou « dirlo », même
« bouquin ». Et toujours la peur ou peut-être le désir que je n’y arrive pas.
Il s’énervait de me voir à longueur de journée dans les livres, mettant sur leur compte
mon visage fermé et ma mauvaise humeur. La lumière sur la porte de ma chambre le soir lui
faisait dire que je m’usais la santé. Les études, une souffrance obligée pour obtenir une bonne
situation et ne pas prendre un ouvrier. Mais que j’aime me casser la tête lui paraissait
suspect. Une absence de vie à la fleur de l’âge. Il avait parfois l’air de penser que j’étais
malheureuse..."
Ici, vous avez même un super corrigé de l'épreuve. Mais c'est peut-être pas utile non plus. Voilà.