Actualités - Le prix Goncourt 2009 à Marie Ddiaye
à la romancière MARIE NDIAYE
pour son roman Trois femmes puissantes.
Marie NDiaye, née en 1967 dans le Loiret d'un père d'origine sénégalaise et d'une mère française, a publié à 18 ans son premier roman, Quant au riche avenir (1985).
Remarquée par Jérôme Lindon des éditions de Minuit, elle abandonne ses études pour se consacrer à l'écriture et enchaîne depuis romans et recueils de nouvelles. Une vingtaine en 23 ans, parus pour l'essentiel chez Minuit puis chez Gallimard. Comédie classique (1988), La femme changée en bûche (1989), La sorcière (1996)...
Romancière atypique, tour à tour féministe, engagée, elle surprend par l'étrangeté de ses récits. Prix Femina en 2001 pour Rosie Carpe, elle entre en 2003 au répertoire de la Comédie-Française avec Papa doit manger.
Trois femmes puissantes regroupe trois récits dont les héroïnes résistent pour préserver leur dignité, entre la France et l'Afrique.
"Les trois récits qui composent Trois Femmes puissantes se présentent comme autant de chapitres distincts, même s’ils ne sont pas sans liens, cousus d’une phrase très riche et brodés d’oiseaux. Norah, héroïne numéro 1, vient à Dakar à son corps défendant, convoquée par «celui dont l’affection a toujours été improbable», et qui la confond volontiers avec sa sœur si ça peut faire de la peine. Le père a quitté les siens et la France trente ans auparavant, en emmenant le plus jeune de ses trois enfants, Sony, 5 ans, durablement dévasté par l’amour qui lui est porté. «Ravage et déshonneur» : tout ce qui vient de la maison du père, homme «implacable, terrible», relève de l’abjection. Marie NDiaye est un as pour les sensations de peur, d’angoisse, de honte, d’humiliation."
