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Publié par Fiona

 

 

Un enfant, cest curieux.

 

Une fille, ça aime la salle de bain.

Une vie, cest dangereux.

 

 

Trois vérités acquises auxquelles « je » néchappe pas.

 

Un immeuble paumé dans la ville Brestoise. Une salle de bain paumée dans cet immeuble urbain. Une armoire paumée dans cette salle de bain de faux marbre. Des petits ciseaux paumés dans cette grande armoire blanchâtre.

 

Une petite tête brune dune année et demi de vie, qui regarde, intriguée, le « moi » reflété par le miroir de larmoire. Curieuse, « je » veux voir derrière le reflet de « moi », ce qui se cache dans le meuble froid, sans doute fourré de multiple bidules multicolores jolis à regarder.

 

 

Problème scientifique du rapport ergonomique de la base inférieure à la hauteur du meuble. Problème économique dans le choix spécifique des mauvais matériaux composant le meuble. Problème social lors de lélaboration dans un pays lointain de la fixation discutable du meuble.

 

 

Tant de problèmes mondiaux qui tombent sur la petite tête brune comme le fait larmoire blanche, outrée que la petite ait voulu regarder au-delà du reflet, à la recherche dautre bricole.

 

 

Si la main maternelle rattrapa de justesse larmoire avant quelle ne raye ce petit « moi » de la multiple chaîne des « je » alentours, les petits ciseaux, eux, prirent leur envol, à pic, becs pointus en premier. Mini épée de Damoclès adaptée à la taille de « je ».

 

 

Vlan, en plein dans le mille frontal de la petite tête brune. Oscar du meilleur film dépouvante, un flacon de lotion quelconque vient ajouter, à la volette, sa couleur violette au milieu du front sanguinolent et des petites larmes sans doute présentes.

 

 

Plus de mal que de peur, pardon, plus de peur que de mal, trois petits points de suture saturés, Trois petits cochons lus dans la soirée.

 

 

A ujourdhui, quatorze années après avoir exagérément serré la main à la Mort, une petite peur reste logée dans le coin inférieur de lâme.

 

 

Jai peur, quun jour, au détour dun miroir pensif, le reflet de « moi » nappartienne plus à la réflexion de ce miroir. Que sur ce tableau réfléchi, ne figure plus que l'environnement extérieur, sa vacuité et mon absence.

 

 

Jai peur, également, de rouvrir larmoire. La mienne. De pousser la porte des apparences. Et que derrière, à lintérieur, dans lobscurité des étagères, ne demeure que le vide.

 

 

Jai peur, et pourtant.

 


           Pourtant.                                                                                                

 

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E
C'est vraiment réussi et original. Merci :)
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S
De loin une des meilleures publiés poour l'instantAu début j'ai eu du mal à comprendre mais en relisant =D
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M
oula ! mais c'est chaud ton truc là ma Fio ! t'as faillit partir ???? oO
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M
Je suis d'accord sur le fait que ton incipit est vraiment très étoffé et superbement écrit!Bravo!
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J
Trop bien écrit Fiona,tu as vraiment du tallent!J'adore la fin qui me fait pensé à l'haiku : "C'est un monde de roséUn monde de roséEt pourtant, pourtant"Je trouve que sa clot très bien ton texte!J'aimerais voir la suite^^
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L
OMG c est genial o_O
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J
O_O TROP FORT!!! (Y) Je m'incline...u_U
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_
BRAVO ! C'est GÉ-ANT !
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