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Publié par Justine


Ecrire me soulage, mais écrire ma vie est un défi. Je l’avoue, cela me fait très peur : de coucher mes souvenirs, ma vérité sur cette feuille, pour vous, fait battre mon cœur. J’ai beaucoup d’hésitation mais je pense que cela me libèrera d’un poids que je supporte depuis toute petite, de cette ombre que je traîne, alors j’écris.

On vit tous de la même façon : on nait, on apprend, on s'émèrveille, on pleure, on rit, on fume, on boit, on dort, on travaille, on danse, on chante, on parle.... et l'inévitable : on meurt. La vie est parfois dure, mais en vérité c'est un tendre cadeau, et aujourd'hui je viens vous offrir la mienne...


Tout commence le neuf août mile neuf cent quatre-vingt douze à Brest vers deux heures du matin, c’est le jour de l’anniversaire des trois ans de mon grand frère que je suis née. Alors de là débute ma vie, mais je pense qu’elle a réellement commencé lors du départ de mon père. Mon enfance, je ne trouve pas de mots pour la qualifier. Elle ne fut pas triste, bien qu’elle fût bercée par la violence d’un père. Ma mère était toujours là pour me réconforter, quand j’avais peur je me blottissais dans ses bras et tout le noir de cette vie se colorait. Cependant elle reste une plaie qui ne se refermera jamais. Ce père a détruit tout ma famille, par sa violence et par les horreurs qu’il a commit. Il nous a salis, mais je ne laisserai pas les mots s’échapper, car le voile de mon intimité en serait trop soulevé. J’étais en CE2, c’est cette même année que mon grand-père maternel que j’aimais tant décéda. Ce doux soir d’été, je prenais une douche quand une dispute éclata : ma mère disait à mon père de partir, elle criait le divorce, ENFIN ! Après son départ, la procédure de divorce fut longue mais nous soulagea tous lorsqu’elle fut achevée. Maman avait notre garde et quant à mon père il avait le droit de nous voir, dans un lieu spécialisé. J'avais neuf ans, je ne le revis jamais.


Après cela, il fallait juste s’en sortir. On avait tous une main tendue vers nous : moi, mes amis m’en tendaient une, je la saisis et j’essayais tant bien que mal de faire reprendre goût à la vie à ma mère, cela réussit mais tardivement. Mon grand frère se réfugia dans les études, ma grande sœur ne saisit aucune main et je pense que comme mon autre plus grand frère (en réalité demi-frère), à travers un verre de whisky, ils la cherchent encore.


Mais commençons par le commencement, un souvenir me revient...


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J
Merci les poulette!Et merci ma juju, tu ft partie de celle qui m'ont beaucoup aider
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J
Heureusement, Papa est toujours là pour répondre au téléphone assis en dessous de l'escalier =D!!♥Tu sais ce que je pense de tout ça, et mon opinion n'a pas changé depuis le CE2 =)(L)
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L
c est vraiment superbe,écrire c est vrai soulage mas je trouve aussi que ca décompose l etre,mais il le faut,alors autant se liberer dans l ecriture
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F
J'aime beaucoup le début. Le reste est aussi bien écrit, malgré que ce soit très personel et malheureusement dur. bravo.
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L
Très réussi, :'/ Bravo
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