Didascalies - Le jeu de l'amour et du hasard, II, 8
Acte II
Scène 8
Silvia
(Sylvia se retrouve seule, dans l'anti-chambre, elle fait des va-et vient à travers la pièce)
SYLVIA (agacée, elle fait de grands gestes avec ses bras). Je frissonne encore de ce que je lui ai entendu dire ; avec quelle imprudence les domestiques ne nous traitent-ils pas dans leur esprit ? (tapant du poing sur la tablette qui se trouve non loin) Comme ces gens-là vous dégradent ! (elle s'assoit pour essayer de se calmer) Je ne saurai m'en remettre, je n'oserais songer aux termes dont elle s'est servie, ils me font toujours peur. Il s'agit d'un valet : ah l'étrange chose ! Ecartons l'idée dont cette insolente est venue me noircir l'imagination. (au bruit des pas de Dorante, déguisé, elle se lève d'un bond) Voici Bourguinion, voilà cet objet en question pour lequel je m'emporte ; mais ce n'est pas sa faute, le pauvre garçon, et je ne dois pas m'en prendre à lui. (elle se dirige vers la porte, mains au coeur)

