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poesie - s. queiros

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La nuit a plongé ma moitié de planète dans l'obscurité. il y a celui qui veut prendre ma place. La nuit, et dans mon sommeil, il se glisse dans ma peau, et tente de parler par ma bouche. Je ne m'encombre pas. J'ai si peu à faire. Je peux dormir. Un temps...

celui-là est venu avec sa maladie. je n'ai rien vu venir. Il reviendra demain promet-il, pour finir sa tâche. L'homme qui ordonne, je le connais bien. chacun se plaint de d'une plaie. Il me dit il est grand temps d'enterrer l'enfance. cet homme la divague....

Je lutte pour ne pas perdre de plumes. Dans la quiétude du vieux jardin, il est dit que une pierre suffit pour deux oiseaux; deux ouiseaux-misère, deux rouge-queues qui froissent du papier noir. de mon perchoir j'ai vue sur la vallée rousse et tremblante....

Dans le silence je compte les jours, sur le pas de la porte. Je plisse les yeux pour voir plus loin [...], parce que j'attends quelqu'un. Ici, la maison brûle. Je suis seule et désemparée. Celui que j'aime a foutu le feu, puis le camp.

Mon poème préféré du recueil est : La vieille dame au bout du chemin aime les figues. Elle les tient dans ses mains et ses yeux sont blancs. Je sens sa douceur quand elle se penche pour prendre congé. Sa blouse fleurie s'unifie à mesure qu'elle s'éloigne....

Je regarde les hommes. Ils ressemblent à de minuscules papillons de nuit. Celui-là est venu avec sa maladie. Tellement fatigué(e), encore dans la maigreur du chagrin d'amour. Celui-là je le sais je l'aimerai toujours. Je le crois volontiers prudent, quand...

Aux pages 6 et 7 du recueil de Sophia Queiros, " et puis plus rien de rêves ", on peut observer une comparaison " Ils ressemblent à de minuscules papillons de nuit " et une anaphore " Des choses à sourire, Des choses à s'énerver, Des choses bêtes à pleurer,...

Au petit matin comme au coucher, je m'évade, ordinaire, marcher dans le demi-jour de mes pensées. Je perçois une silhouette posée près d'une source singulière et parfumée. Elle pétrit la terre meuble, une hâte au pied. Elle me paraît bien épuisée, avec...

Je me glisse entre les averses, seule et mal, mais j'ai peur du froid des morts, je lutte pour ne pas perdre de plumes, je vis un jour de plus. Dans le silence je compte les jours, sur le pas de la porte.

A red-faced man laughed. He said that I lose my time. Time I have too much to not know what to do with. He said that the other live in a neighbor town, stuck between two groves. He said the chimney smokes day and night. That some know about fear. He also...

La poésie de Sofia Queiros c'est une saison, celle de l'amour. Elle va et vient, part et revient, mais laisse toujours des traces. Comme une feuille morte à l'automne, oubliée par l'hiver sur laquelle on marche au printemps. On la sent arriver, on la...

"J'ai entendu la peur de la mort. Je peux en fermant les yeux l'entendre ouvrir la porte aux chats, et tomber comme une masse sur le parquet. Comme ma grand-mère, oui, comme ma grand-mère. Je la vois maintenant comme une tache dans la verdure."

"Celui que j'aime à foutu le feu, puis le camp" Un attelage magnifique qui associe ici une image très poétique avec une expression courante, voire peut-être même familière. Et puis plus rien de rêves, p23.

Chacun se plaint d'une plaie ... Chacun se plaint d'une plaie ... Chacun se plaint d'une plaie ! Chacun se plaint d'une plaie ! CHACUN SE PLAINT D'UNE PLAIE ! CHACUN SE PLAINT D'UNE PLAIE ! CHACUN SE PLAINT D'UNE PLAIE ! CHACUN SE PLAINT D'UNE PLAIE !...

La poésie de Sofia Queiros, c'est : Un village. Un petit village imaginaire d'Amérique du Sud. Un village dans lequel règne l'amour. Un village dans lequel règne la mort. Dans ce village, une jeune femme essaie de trouver son âme-soeur, parmi un imbroglio...

je n'ai rien vu venir. I saw nothing coming. Un jour de plus dans l'attente. A day furthermore in the expectation. Mais rien. But nothing. De silencieux projets pourtant s'immiscent, positivement. Of silencer projects nevertheless interfere, positively....

Est-ce parce-que vos poèmes sont inspirés d'observations de scènes de la vie quotidienne qu'il y a à chaque fois des indications sur le lieu comme "int. jour" ou "ext.nuit" ?

Seule, j'entends mieux le métronome du coeur dans la quiétude du vieux jardin une tache dans la verdure la blanche neige l'hiver est magicien il est un peu comme moi il n'est pas vraiment là je le sens déjà qui souffle la brise sur mon visage en attendant...

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