Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, de création et d'échange, autour de la littérature. Il est l'oeuvre de Premières du Lycée de l'Iroise à Brest (France) et d'élèves apprenant le français au Liceo Cecioni à Livourne (Italie) dans le cadre d'un projet eTwinning. "Ecrire ne saurait être qu'un acte de fraternité avec la poésie de ses semblables" (Georges Perros)
Droits d'utilisation : Licence CC-by-nc-sa
Un homme tirerait des flèches dans l'azur de vos yeux, mais un instant encore suspendu, demande qu'on fasse la lumière. Et l'extrême beauté légère du mot tu s'étendra, sans le savoir, toute serrée dans sa goutte d'encre.
palissade ouverte sur un terrain vague sacs éventrés concrétions de détritus gravas de briques verre pilé cannettes et qui s'entêtent des pousses d'herbe jaune un mur au fond flamboie d'une vie rupestre dénué par le temps est un damier de vieux bleus...
J'aurais sans doute donné à ce recueil le tître "Ah bon ?" car c'est une oeuvre réellement étonnante autant dans sa forme que dans son contenu : de la prose, des jeux typographiques, des listes...Et sans doute aussi en réponse au titre que son auteur...
L'univers scinde le corps en secret dans le miroir. Le là d’hier tombe deux fois où les apparences se taisent. Toute parole incandescente brouille l'extrême beauté sur www.porncity.com
Si chaque hiver vivement l’été Si « Yes, we can ! » Et l’immensité du Rien. Si youpi tralalala Et le désir d’être. Si « je vous emmerde et je rentre à la maison » ?
[...] " Une goutte d'être toute serrée dans sa goutte d'encre " J'aime beaucoup cette personnification de la goutte qui est dite toute serrée. J'aime le fait d'associer une goutte d'être ( larme ? ) à une goutte d'encre. C'est peut être aussi une métaphore...
C et amour enselevi dans nos corps passés depuis tant à l'ailleurs sans nous et nous n'en savons plus les s i n u e u s e s voies vers la stupeur éprouvée dans le nu ni le lèvres à lèvres où les bouches s'inventaient le toucher ni le grain sous les phalanges...
E nsemble sépa r és, u n i s dans la pensée, je m'avance au devant d'une ___ligne fuyante___ s'étendre ici serait mourir d'une congestion d'espace de cet amour enseveli dans nos corps passés. Un joli visage obstruer par un genoux disgracieux
Je parle aux métamorphoses ratées Je m' accorde au triste non né qui ne devient Je parle de plus loin que l' oubli du vide : dans ce qui n' est pas Je m écarte inexorablement à mes pauvres lenteurs qui sont insaisissables vitesses instantanées et couplaisons...
L' expansion de l' univers à la pointe de la catastrophe écoutant le rêve que nous pouvons abolir, la mise à mort dans la paume fermée de l' éveil comme celle du soixante sixieme matin.
La passion - dans les yeux d'un homme devenu fou - ne se devinne que d'un regard- parfois je croyais surprendre ce qui, invisible à ses yeux - mais qui n'est qu'une réalité-