Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, de création et d'échange, autour de la littérature. Il est l'oeuvre de Premières du Lycée de l'Iroise à Brest (France) et d'élèves apprenant le français au Liceo Cecioni à Livourne (Italie) dans le cadre d'un projet eTwinning. "Ecrire ne saurait être qu'un acte de fraternité avec la poésie de ses semblables" (Georges Perros)
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L'écriture d'Antoine Emaz semble constituée de vers libres, mais dans une "liberté" poussée à l'extrême : - disparition totale de la ponctuation - disparition également des majuscules Les vers se suivent et ne se ressemblent pas, il arrive que l'on passe...
"cela s'efface et persiste comme s'estompent ces ombres qui passent dans l'œil" ====> Allitération du son [s] "aux ailes pétrolées ou des hirondelles folles" Allitération du son [l]. <====
A propos d'Antoine Emaz et de son son recueil "De l'air". Le deuxième contrairement a son titre ne nous en laisse a aucun moment pour le meilleur et pour le pire.
Pourquoi retrouve-t-on dans votre oeuvre De l'air, une telle rupture avec les codes d'écriture les plus élémentaires, comme la ponctuation, ou la cohérence entre les différents mots se suivant ?
Je propose de renommer le recueil de Antoine Emaz, intitulé De l'air , en Manque d'air. En effet, ce recueil, censé être si l'on en croit la quatrième de couverture, un "appel d'air", frappe par l'absence de cohérence, la lecture est tout sauf fluide,...
Antoine Emaz - Poète Français, né en 1955 à Paris - Enseigne au collège à Angers - Auteur d'une oeuvre poétique importante et d'études littéraires sur André du Bouchet, Eugène Guillevic et Pierre Reverdy. - Préside la commission "poésie" du Centre national...
Le champ lexical de la guerre est présent dans le premier poème du recueil intitulé Yeux - Billes: morts explosions rafales sang morts arme violence corps mort lien
c'est dimanche on reste là au fond d'un jardin sec dans l'après-midi terne il n'y a plus personne il n'y a pas âme qui vive au fond du jardin un vide pur dehors moins d'air sous le ciel noir on avance on s'enfonce on avance ou en ce dimanche on est où...
continuer pour quel plus loin d’air quel espace encore à ouvrir avec les dents les mains les mots ne pas laisser comme c’est Ce qui frappe assez vite dans l’écriture d’Antoine Emaz, c’est l’absence de structure. Ses mots n’ont pas de lien entre eux dans...
d i t le mot bascul e d'une connexion très vite de ce qui est à ce qui a été écr it ou dit à parti r de ce mot un découplage un vi r ement de bord dans la langue le mot r ésonne dans son épaisseur de pages lues compact et diffracté comme s'il faisait...
au bout du rire il n’y avait pas de mots on en est sûr pas d’images ni souvenirs comme s'il y avait le monde et la mémoire en vrac derrière le ciel sans que l'on puisse lever le rideau
L'enfant, à un moment s'en va, comme ça, lassitude du peu des années, on cherche, on avance, on s'enfonce, ne plus bouger. L'enfant montre en souriant, les morts le long de la route. Muet face à ce qui se tait, calme et seul rien à dire sauf tant mieux....
A force on finit souvent par ne plus savoir et laisser s'ensabler " e nfa n c e sacrifiée " Source image : http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/files/2007/09/deux-enfants.1189860902.jpg
A ntoine Emaz, poéte français, né en 1955 à Paris. Professeur à Angers, auteur d'oeuvre poétique importante. Depuis mars 2009 il préside la commission "poésie" du Centre national du livre. Source image : google image : Antoine Emaz.