Observation - Antoine Emaz
continuer
pour quel plus loin d’air quel
espace encore à ouvrir
avec les dents les mains les mots
ne pas laisser comme c’est
Ce qui frappe assez vite dans l’écriture d’Antoine Emaz, c’est l’absence de structure. Ses mots n’ont pas de lien entre eux dans le sens où, de la manière dont nous avons appris à former nos phrases, on ne peut leur donner un sens lorsqu’ils sont mis bout à bout. D’ailleurs, là encore on ne peut pas parler de phrases : il n’y a ni majuscule, ni ponctuation, et on peine à savoir quel groupe de mots en complète un autre.
Je pense qu'Antoine Emaz détruit ainsi l'architecture grammaticale pour permettre aux mots de se contruire par eux-mêmes. Pour
leur offrir la liberté que ce monde nous ôte.
Pour leur insuffler de l'air.