Ce blog est un espace de lecture et d'écriture, de création et d'échange, autour de la littérature. Il est l'oeuvre de Premières du Lycée de l'Iroise à Brest (France) et d'élèves apprenant le français au Liceo Cecioni à Livourne (Italie) dans le cadre d'un projet eTwinning. "Ecrire ne saurait être qu'un acte de fraternité avec la poésie de ses semblables" (Georges Perros)
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Annie Ernaux avait sûrement pour projet en écrivant ce livre de rendre hommage à son père mort à 67 ans à Yvetot, en Normandie ou elle à passé toute sa jeunesse. D'une extrême pudeur dans ses sentiments à son égard on ne ressent pas un lien proche en...
Source-image «Je viens d'avoir trente-quatre ans, la moitié de la vie. Au physique, je suis de taille moyenne, plutôt petit. J'ai des cheveux châtains coupés court afin d'éviter qu'ils ondulent, par crainte aussi que ne se développe une calvitie menaçante....
Le personnage de la mère d'Annie, étant jeune et avant de rencontrer le père, me fait penser à Nana, personnage inventé par Emile Zola et présente entre autre dans L'Assommoir. Description de la mère dans La place : "Elle voulait copier la mode des journaux,...
Mon père marchait voûté, baissant la tête à cause du soleil. Ses oreilles se détachaient, un peu rouges sans doute parce qu'ils venaient de se faire couper les cheveux. Sur le trottoir, devant la cathédrale [...]
J'associerais cette autobiographie La Place au recueil Pas Revoir de Valérie Rouzeau. En effet, dans La Place, Annie Ernaux ferme son livre avec la mort de son père, et V. Rouzeau commence le sien avec l'annonce du décès. Ainsi, les 2 oeuvres se suivent,...
Il se fâchait quand je me plaignais du travail ou critiquais les cours. " Ecoute bien à ton école! " Peur que cette faveur du destin, mes bonnes notes, ne cesse d'un seul coup.
La mise en abyme est un procédé consistant à incruster une image en elle-même, ou, d'une manière générale, à représenter une œuvre dans une œuvre : l'élément figurant dans l'ensemble apparaît comme le miroir de l'ensemble. Exemples célèbres : la boîte...
Honte d'ignorer ce qu'on aurait forcément su si nous n'avions pas été ce que nous étions, c'est-à-dire inférieurs. " Qu'est-ce qu'on va penser de nous ? "
D ans le livre l'auteur ne nous dit pas une seule fois le prénoms des personnages. Pour les identifier elle utilise les pronoms 'Il' ou 'Elle'. Même lorsqu'elle évoque les inscriptions sur la tombe de son père elle nous met juste ses initiales (A... D...)....
" Mettre en mots " C'est ce que dit Annie Ernaux lorsqu'on lui demande quel est le but de son écriture. Ici, elle a sans doute dû vouloir évoquer d'abord la mort de son père. Mais on comprend aussi par le titre qu'elle a peut être souhaité faire passer...
Je proposerai comme titre : Le café de mon père car cette autobiographie repose essentiellement sur son père et ses histoires avec le café qu'il tient .
Pourquoi nous avez - vous caché les noms des villes dans lesquels vous avez habité en les nommant juste par leur première lettre " Y... et L... " ainsi que pour le nom de votre père " A... D... "
Pour rendre compte d'une vie soumise à la nécessité, je n'ai pas le droit de prendre d'abord le parti de l'art, ni de chercher à faire quelque chose de "passionnant", ou d'"émouvant". Je rassemblerai les paroles, les gestes, les goûts de mon père, les...
Le thème qui m'a paru le plus interessant dans ce livre a été la description par Annie Ernaux de la gêne et de la pudeur de son père par rapport aux personnes plus élevées, supérieures ou plus riches que lui.
Il blaguait avec les clientes qui aimaient à rire. Grivoiseries à mots couverts. Scatologie. L'ironie inconnue. Au poste, il prenait les emissions de chansonniers, les jeux. Toujours prêt à m'emmener au cirque, aux films bêtes, au feu d'artifices. Il...
En passant près du lit, à l'heure de sa sieste, l'enfant a demandé: " Pourquoi il fait dodo, le monsieur ? " La façon dont Annie Ernaux designe ses proches: son fils serait toujours "l'enfant", lui même appelle son grand père " le monsieur". Cela donne...