Salle 9 - Commun humain
Dans cette dernière salle nommée « Commun Humain », se trouve le préambule de la Déclaration
universelle des droits de l'homme,un extrait du chapitre 9 du livre de Claude Levi-Strauss, Race et
Histoire ainsi qu'une vidéo et un miroir.
Le
préambule de la Déclaration universelle (écrit noir sur blanc) nous montre bien que les hommes
doivent être égaux quelles que soient leurs cultures et leurs coutumes, qu'il ne faut pas les rejeter ni les considérer comme inférieurs. La déclaration est universelle et s'adresse à
tous.
L'extrait du chapitre 9 (La collaboration des cultures) issu de Race et Histoire ( le livre qui a inspiré toute cette exposition) et le marque-page du livre sur lequel se trouve l'article 1 de la déclaration
universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle, insistent sur le fait que l'on doit s'ouvrir au monde, que l'on doit être curieux sans pour autant détruire la diversité des cultures et que
l'on doit également faciliter l'intégration des étrangers dans notre société.
Le film présenté se nomme Nous autres. Il est l’œuvre de Grégoire de Ceunick et Johnatan Watts qui l'ont réalisé en 2005 : il est constitué de photos animées. Il appartient au musée d'ethnographie de Genève (Suisse).
En regardant le film de loin, le visiteur a l'impression qu'une seule femme est filmée, mais
après la transition en fondu, il se rend compte qu'un nouveau visage est apparu. Lorsque que l'on se rapproche de l'écran, on peut suivre la transformation progressive des traits. Suivant
l'origine, la forme du nez, la couleur des yeux, de la peau, des cheveux, la forme du visage change, mais l'expression reste la même.
Ces femmes sont différentes, elles n'ont pas le même âge, pas la même culture,
pas la même apparence mais elles se ressemblent : elles fixent le spectateur avec le même air serein et bienveillant, un regard neutre qui ne juge pas.
A la fin de la visite, juste avant la sortie, on se retrouve
face à un grand miroir. Le nom de l'exposition «
Tous des sauvages ! » est écrit en haut à droite du reflet. La position du miroir oblige le visiteur à se rapprocher de son image. On a remarqué que chacun marque un temps d'arrêt dans ce couloir.
Le but de l'exposition étant certainement de faire mûrir cette réflexion dans
l'esprit des gens . Cette remise en question de soi-même fait sourire certaines personnes, alors que d'autres semblent pensives, voire déstabilisées.