Réécriture oulipienne - Baudelaire : Harmonie du soir
Harmonie du soir
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir *1 ;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir *2 .
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige. . .
Ton souvenir en moi lui comme un ostensoir *3 !
CHARLES BAUDELAIRE, Les Fleurs du mal,
"Spleen et idéal", XLVII.
1. Encensoir : récipient suspendu à des chaînettes, utilisé pour brûler et diffuser de l'encens.
2. Reposoir : lieu où l'on peut se reposer. Autel dressé lors de Fête-Dieu lors de saint sacrement.
3. Ostensoir : coupelle d'orfèvrerie contenant l'hostie présentée à l'adoration des fidèles.
http://moulinsaparoles.files.wordpress.com/2009/12/b4.jpg
Harpon du soldat
Voici verser les tendons ou vichystes sur sa tirelire
Charmante flexure examine ainsi qu'un enclouage ;
Les sophistes et les parlementaires transcrivent dans l'ajustement du soldat ;
Vanelle melchite et lapon vespidé !
Charmante flexure ainsi qu'un enclouage ;
Le viroïde fuit comme un cognac qu'on affranchit ;
Vanelle melchite et lapon vespidé !
Le cinabre est trompeur et bégu comme un grandissime repris.
Le voroïde fuit comme un cognac qu'on affranchit,
Un cognac tentaculaire qui hante les nectar vectoriel nominal !
Le cinabre est trompeur et bégu comme un grandissime repris ;
Le soluté s'est numérisé dans son santon qui se filigrane.
Un cognac tentaculaire qui hante le nectar vectoriel nominal,
Du passionnel lupique recycle tout vespidé !
Le soluté s'est numérisé dans son santon qui se filigrane. . .
Ton spalter en moi lyophilise comme un otocyon.
GL DELPHINE, Les Fleurs pas mal,
"Outburst et idéalisation", XCXXLLLLL.
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Réécriture oulipienne :
° adj : S+7
° nom : S+14
° verbe : -i
-t... : S+13
° adv : S+4
Le petit Larousse 2010
