Rechute
Tout noir. C’est ce que l’on cherche ce foutu rien. On tombe pareil, toujours dans le même sens. Elle est monstrueuse, c’est à cause de moi, rien fait. Ouais, elles sont toutes pareilles, dans le même sens, c’est drôle comme ça pousse vite. Arrête ! Mon lapin est une petite garce ; joue avec elle et tu verras. Complètement dégeuulasse, une table d’opération, outils divers, gants, sourire; oui, ca part de partout, rouge j’aime sur les murs. Des cris de plus en plus denses et atroces, je regarde. Les membres courent, volent. Le grand œil fixe, il est là tout près, frissons. La déesse n’est plus, l’orgasme est fini. Des yeux exorbités, infini, un cercle immense, sombre tellement beau. Rien est le maître, rien m’aime ; embrasses ! Elle était là, dénudée dans une ruelle sombre, des cris lointains. Toute belle, rose ou rouge comme disparue, jamais ressentis ça. Plus d’importance, tout se déforme, se compresse, des formes. Quelle sorte de monstre es- tu ? Tu empestes la vie, oppressant merdier. Touche le ciel. Touche-moi. Aveugle c’est encore mieux, cible le néant.
S’enfuir au ralenti, on vous rattrape plus vite, répétition monumentale, chute. Mon lapin ne va plus, il ne pourra plus, trop maigre. Dis bonjour à ton maître le rien ! La haine doit entraîner le bien. Je vous mange tous, un après autres, j’arrache têtes comme crevettes ; recrache, dégueulasse !
La chèvre immobile regarde, vicieuse, le crâne ouvert gisant. A côté, une vieille affiche jaunie « Le rien est à vous ». Salaud !
Oui, c’était une grande bouche dedans un œil. Ouverte, un faux paradis, car le grand regarde petit. Totalement désapprouvé ne pas sauter partout surtout ne pas jouir. Assez ! Le salaud dit de te défouler avec rose langue. Il reste deux dents, celles de derrière, celles que l’on ne voit pas. Dommage, tellement drôle le malheur. Peux pas voir le monde ni la fin, peux imaginer mais pas joli. Fatal, le massacre à tout jamais, meilleure solution aux problèmes animaux. Stop reproduction ! Tout noir.