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Publié par Sonia

 

Dans ce recueil de poèmes surréalistes, on remarque des mots chocs qui se suivent ou s'opposent. Dans un de ces poèmes qui m'a plus particulièrement marqué. Voici ces vers : "Appelle les sternes et les sternes viennent". C'est le début, une anadiplose, comme arrive l'inspiration. Ensuite, vient ja comparaison du claquement d'aile avec le son que produit celui de la langue puis le frottement d'une jambe sur l'autre :


                         "Clic-clac de la langue

                           le claquement d'aile 

            le battement, qui va d'une jambe à l'autre"

 

L'opposition de deux termes différents suggére une vision pénible, trés désagreable et brutale faite de souffrance, celle de Paul, un personnage vivant un vrai supllice physique :


                         "Chaque levée du sel

                          est lourde dans la mer"


Ici, est exprimée l'impression de se sentir un poids mort emprisonné dans son corps. Mais ceci est d'autant plus fort en lisant la suite de ce poème. Le dernier vers est particulièrement révélateur de la personne de Paul. Il voulait se convaincre qu'il est bel et bien vivant, on ressent la profonde douleur d'une automutilation, il s'imagine se faire souffrir pour vivre jour aprés jour. La souffrance physique et morale est infinie :


                         "Chaque jour il écorce chaque 

                           épine pour leur donner nom"


Dans écorce, on pense à écorche. Aprés cela, il est aisé de comprendre sa sublémation de l'enfance, synonyme de liberté, d'espoir et d'insouciance caractéristiques du jeune âge. Paul est comme nostalgique de tout les possibles de la jeunesse, ce qui justifie des bribes de comptines telles que "Colchique dans les prés" ou encore" Nous n'irons plus au bois", sous forme de "Colchique sur un pied le ciel le ciel" et "entrer dans la danse...voyez comme on danse". Paul est spectateur d'enfants qui dansent en ronds avec une joie de vivre.


Ce recueil est particulièrement percutant et fort par l'émotion qu'il véhicule, une douleur mise à nu qui touche. Paul est comme pris d'un mal irréversible qui semble s'aggraver et le conduire à la mort. Il essaye de se raccrocher à quelque chose de concret pour survivre mais inaccessible.


La mort, évoquée tout au long du recueil explique la quête de légèreté du personnage. Elle s'exprime par l'évocation du vent,du vol de l'oiseau," une boule de plumes" fragile et douce. Il rêve aussi d'une femme qui danse semblant le narguer, lui, pathétique dans son malheur.

 



 

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M
<br /> Très intéressant !<br />
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