Livres enrichis - Florilège 4
Définition :
et si un écrivain
était quelqu'un
qui transformait ses lectures en écritures ?
Hypothèses :
et si à l'ère du numérique,
le livre était enrichi par le lecteur lui-même ?
et si chacun augmentait ainsi sa propre réalité ?
Devinette :
saurez-vous reconnaître
les auteurs qui ont inspiré les textes suivants
aux lycéens-lecteurs-écrivains d'i-voix,
les oeuvres qu'ils ont enrichies de ces productions
(imitations, inspirations, fragments perdus...) ?
les yeux
fermés
le coeur
ouvert - blanc
le bonheur de tes
lèvres
je me souviens
de mon oubli -
le silence
de ta voix
dans une cage
cristalline
Prolongement de la vie
Lassitude imminente
Sentiments d'apartenance
Le délice de ta présence
Qui voit la vie aveugle
s'en va et revient
sans connaître la fin
Ce serait donc pour toi, un regard, la peur dans une voix, "vous allez me regarder ?". Ils voient, ils observent. Ils reconnaissent la voix des êtres. Devant leurs miroirs, yeux larmoyants et rouges, sentant le parfum du regret, l'odeur de mélancolie, tristesse, dans l'esprit, et même dans l'intégralité des sens, la pluie après le beau temps, ils m'observent et m'adressent un clin d'oeil, espèrent en retour, un sourire enfoui, tant de secondes, après, un sourire quand tout sera souvenir.
l'homme aimé
la femme blasée
l'homme casse-pied
la femme d'à côté
l'homme ennuyeux
la femme facile
l'homme goujat
la femme hyperactive
l'homme intéressant
la femme joueuse
l'homme ken
la femme lourde
l'homme mature
la femme nerveuse
l'homme original
la femme patiente
l'homme qui rit
la femme rageuse
l'homme svelte
la femme taquine
l'homme urbain
la femme vulnérable
l'homme wikipédia
la femme xénophobe
l'homme yamakasi
la femme zombie
tu es dans un avion
il s'écrase mais tu n'es pas mort
qu'est-ce que tu fais ?
tu décides de prendre un train pour le Canada
tu espères que ce n'est qu'un cauchemar
tu te mets à chanter une chanson entraînante
tu cours acheter des cartes postales
Cette poudre blanche,
qui se colle aux ardoises.
Et les fumées qui se dissipent dans les airs,
passant par tes lèvres.
Les paillettes que ton oeil regarde avec émerveillement.
- Une envie -
Ces sons silencieux,
tu écoutes attentivement.
Les flocons des mois d'hiver,
emportés par les vents glaciaux.
- Un frisson -
Sa main bleue et glaçée...
tu ne la lâches plus.
La chaleur de son coeur que tu désires tant.

Il y a eu l'oubli dans le soleil et sa douce ivresse sur la peau.
Il y a eu ce matin gris de l'annonce enchaînée.
Il y a eu le désarroi des perles salées glissant sur des aspérités.
Il y a la solitude bleue de l'épouvantail.
Il y a les cellules noires de la pensée.
Il y a le combat ardent des coudes rassemblés.
Il y a de l'encre transparente et des cris inaudibles.
Il y a le tourbillon des rectangles rouges.
Il y a la facilité du jeu de quilles.
Il y a le masque audacieux emporté par le vent.
Il y a la flamboyance réduite en cendres.
Il y aura le miroir de l'espace et du pas en avant.
La cuillère à soupe
Tu sers aux petits comme aux grands
Tu sers à manger de petites choses comme des grandes
Tu sers le jour comme la nuit
Tu sers les jours de beau temps comme de mauvais
Tu sers à manger de bonnes choses commes des mauvaises
Tu sers partout comme nulle part
Tu sers à tout comme à rien
Oh et puis ... J'en ai soupé !
Il y avait bien
la taverne au village
les matins qui étonnent
il y avait bien
la place des platanes
les maisons posées là pour les hommes
les visages échangés flammes vives
que manquait-il alors
pour que nos regards se remplissent
loin du froid ?
Dessin personnel
Cher Dieu,
Je voudrais pouvoir te dire que je regrette tout ce que j'ai fait dans la partie de ma vie la plus... agitée... mais sincèrement, je dois t'avouer que j'en suis incapable. Pire encore, je m'en trouve fier. J'ai aimé manipuler ma chère petite Cécile, la prendre sous mon aile. Me tromperais-je si j'insinuais qu'elle a aimé aussi ? Oui, je sais, tu me diras qu'elle est innocente la petite Cécile, qu'elle ne m'a pas mérité ! Mais au moins je l'ai fait vivre ! Si on le prend du mauvais côté, évidemment, il aurait été préférable pour elle de ne jamais me rencontrer. Mais essaye un peu de le prendre du même côté que moi. Elle en aura vécu des choses dans sa petite vie avant de retourner au couvent ! Elle aura même failli donner la vie ! Après, si je te connais aussi bien que je le pense, tu me rappelleras que cette enfant a une mère, et que c'est une honte pour elle, et que j'ai déshonoré sa fille, et que je lui ai menti, et que je l'ai même embrassé ! Je t'avouerais que je ne suis pas assez de mauvaise foi pour trouver à te contredire à cela. Oui Dieu, je sais, j'aurais pu trouver mieux comme occupation.. Mais c'est la faute à Merteuil tout ça !
Mes sincères salutations,
Valmont.
la douleur
certifie la vie
12/06/13 03:45
le corps n'oublie pas
les coups mais
l'esprit atteint la sérénité
13/06/13 14:38
les torts du passé
portent l'inspiration
13/06/13 21:09
comme la glace
qui fond au soleil
14/06/13 06:19
la coquille se brise
sous la souffrance
14/06/13 15:32
les faiblesses sont
les plus grandes forces
15/06/13 00:06
la haine est une des plus belles
des tentations
15/06/13 00:27
l'incompréhension
renforce la douleur
16/06/13 18:15
le sang en trop
grande quantité
n'a plus de couleur
17/06/13 09:11
le pardon n'accède à l'esprit
que lorsqu'il a quitté le corps
18/06/13 01:23
aurais-je encore la force
d'ouvrir les yeux sur le monde
19/06/13 07:07



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