Invitation au voyage - La Toscagne vue par Constance

Un vrai pays de Toscagne, où tout est beau, riche, tranquille, honnête. Où règne une atmosphère de bonté, qui vous caresse avec une certaine générosité , en vous faisant frissonner de bonheur . Le mot "merci" n'existe pas. Il s'évapore avec touste nos pensées négatives. Des visages d'enfants , émerveillés par la beauté du paysage, nous fascinent. Ils nous font apparaître d'un simple regard la magie du bonheur.
Oui , c'est là qu'il faut aller dans les petites ruelles imprégnées de notes de musique. DO RE MI, DO MI SOL... Cela dégage une beauté si calme et imposante, ces notes dont la lourdeur nous
allège, nous soulage, nous apaise. Les colombes roucoulent sur les bords des fenêtres au rythme de la mélodie. La musique du nord vient adoucir celle du sud, ce mélange nous hypnotise jusqu'au
bout de la nuit.
Oui, c'est dans cette atmosphère qu'il ferait bon vivre, là-bas, où les heures plus lentes contiennent plus de pensées, où les horloges sonnent le bonheur avec une plus profonde et plus
significative solennité. Le bruit ardent du tic tac tic tac n'est plus que l'ombre de lui même, remplacé par un océan de rires et de joies.
Un vrai pays de Toscagne, te dis-je, où les véritables trésors s'éparpillent de jour en jour. La magnifique odeur des crêpes embellit la Tour de Pise, pour émerveiller nos papilles. Où
les nuages sont un lieu de détente pour pouvoir y exploiter son imagination. Le bercement des barques, qui va et vient autour des monuments, nous emmène tout droit vers une magnifique cathédrale
en chocolat. Un espace de détente, où petits et grand se partagent des fragments de bonheur pour n'en faire qu'un. Les flashs des appareils photos, immortalisent ce moment qui restera éternel
dans notre coeur.
Des rêves ! Toujours des rêves ! Un endroit de bonté où vivent non pas des gens mais des hommes, des femmes et des enfants avec le coeur dans l'âme.
Le soleil se couche et assombrit toute la ville, pour laisser place à une pièce neutre et sans vie. Ce n'était qu'un rêve. Un jour, peut-être, reviendrai-je avec lui, si ce n'est pas le
paradis, pour laisser place à la vie.
Hypotexte : Charles Baudelaire - L'invitation au voyage