Fulguration - L'Etranger
« Que m'importaient la mort des autres, l'amour d'une mère, que m'importaient son Dieu, les vies qu'on choisit, les destins qu'on élit, puisqu'un seul destin devait m'élire moi-même et avec moi des milliards de privilégiés qui, comme lui, se disaient mes frères. »
C'est cette phrase qui a retenu le plus mon attention dans « L'étranger » d'Albert Camus. Je trouve qu'elle a tout d'abord une certaine musicalité dans sa syntaxe et dans son rythme puis je pense que c'est une phrase choc du livre car elle montre l'indifférence du personnage face à son fatal destin mais aussi face à celui des autres.