Election - O. Cousin
La vache se frotte la nuque
contre le tronc
Elle broute
l'herbe etonnamment abondante
au pied de ces oliviers
Elle me regarde
sans inquiétude
devine qu'on a davantage à échanger
que le vide de nos regards
Dans une poignée d'heures
son lait emplira d'une sagesse inégalable
ceux qui le boiront
en leur offrant quelques secondes d'eternité
(J'aime ce poème car il me fait penser à ce que penserait un bébé de sa maman, ce qui est totalement en décalage avec la vache...
)