Election - Jean-Pierre Siméon
sous mon nom
l'histoire est épaisse de sang et de cris
de terreur qui raclent la gorge et
ma mémoire pue la crasse les mains
vides le souffle creusé par la fuite
et ma langue les canons l'ont ecrasée
n'est plus qu'une ruine une cendre
collée a des chairs saignées une
rumeur qui n'en finit pas de brûler
Ceci n'est qu'un extrait, et je ne sais pas s'il y a vraiment de limite entre les poèmes (les ruptures le sont?) mais ce passage en a vraiment l'air. Vanda exprime la noirceur qu'elle vit, cette rumeur qui n'en finit pas de brûlerdoit finir justement. Elle va mourir pour cela , l'être qu'elle est traine trop de souffrances et d'horreurs et risque de les répandre... sur Belette surtout,.Belette doit rester pure, donc Vanda se consumera.