Election - Erwann Rougé
Mon poème préféré de ce receuil est celui de la page 59 :
Alors on prépare l'oubli on laisse venir
On a le silence pas occupé pas vide
On découpe l'autre travers du corps
On tend la corde
On oublie au fond on n'oublie pas
On imagine ouvrir le pêle-mêle des mots
à retorde dans la langue
Tout bascule la sueur la faim
les relents tout tourne trop loin
On ne sait plus ce que l'on respire.
Déjà, il faut se plonger dans le poème pour y trouver une signification, plusieurs interpretations sont envisageables. De plus, l'anaphore en "On" nous invite à nous noyer dedans, y être concerné & donne en plus un rythme très lent en liant cette figure de style au style très particulier d'Erwann Rougé avec ses coupures.