Centon - Yves Namur
Je ne suis en réalité
Que le simple et docile serviteur des ombres.
Je marche avec elle,
Je cours avec elles quand il faut courrir
Et j'arrête de courir quand elles s'arrêtent.
J'ai ainsi marché
Dans une forêt de larmes et dans de grandes colères,
Dans l'air irrespirable et dans les mensonge,
J'ai marché sur la langue des sans-voix
Et sur la langue des sans couronnes,
J'ai marché tant que j'ai pu marcher,
Parce que comme tu le dis bien,
Tous les chemins conduisent à la mer,
Ou à l'amour.